CRISE aU FLN

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Pas de fumée blanche du palais d’El-Mouradia

Les choses commencent peut-être à bouger au FLN. On apprend ainsi que trois grosses pointures du parti ont déposé officiellement leur candidature au niveau du bureau dirigé par Belayat. Il s’agit de Amar Saidani, l’ancien président de l’APN, tombé depuis cinq ans en disgrâce, de Ziari, ministre actuel de la Santé et ex-président de l’APN et enfin de Boukhalfa, sénateur du tiers présidentiel.

Ces trois noms s’ajoutent au neuf candidatures de membres du comité central, dont deux femmes, mais inconnus sur la scène nationale et médiatique.

Selon nos sources, ces trois pointures constituent en elles-mêmes déjà l’identification des trois courants qui agitent les sphères dirigeantes du FLN. Si Boukhalfa est soutenu par les redresseurs, Ziari semble être le représentant du clan dit des ministres, mais qui pourrait être balancé pour jouer un rôle tampon dans la configuration actuelle, alors que Saidani semble avoir les faveurs des partisans de Belkhadem. De ces trois ailes qui divisent le comité central, aucune personnalité ne peut se targuer d’avoir l’écrasante majorité des voix favorables, même si Saidani multiplie les déclarations en montrant un optimisme démesuré. C’est sans doute autour de ces trois noms que va se jouer l’avenir du FLN, dont le poste du secrétariat général est vacant depuis deux mois.
Dans les milieux du parti, on n’exclut pas un retour de Belkhadem, qui pourrait à la dernière minute créer la surprise en déposant sa propre candidature. Une carte qu’il détient, comme arme fatale pour fausser tous les calculs de ses adversaires ; d’où son silence et son refus d’intervenir dans les polémiques actuelles et les débats internes. Ses partisans estiment que rien dans les statuts et le règlement intérieur du parti n’empêche un SG déchu par retrait de confiance de présenter sa candidature au même poste.
Cependant, il est clair que fixer une date précise pour tenir la session du CC n’est guère aisé. Face aux appels pressants de certains pour en finir avec cette crise, Belayat calme le jeu et veut s’en tenir au même discours. Il répète à chaque fois qu’il n’autorisera la poursuite des travaux de la session du CC pour tenir des élections que si tous les tendances du FLN parviennent à un accord préalable pour la désignation d’un SG. En d’autres termes, cela veut dire que cet accord est bien lointain, vu les divergences et l’impossibilité même de rapprocher les points de vue et les opinions des uns et des autres. Et c’est cette éventualité de voir la crise perdurer que d’autres batailles secrètes ont vu le jour. Les redresseurs comme les partisans de Belkhadem s’attellent à mobiliser les troupes, à désigner des responsables organiques et des dirigeants intermédiaires. Des approches sont même faites au niveau des élus des APC et APW pour arracher leurs soutiens dans l’avenir.
Toutefois, des observateurs pensent que le fait que le chef de l’Etat se refuse à s’impliquer dans la crise du FLN est un signe qui pourrait changer la donne. Cette fois, c’est devenu une conviction chez la majorité des responsables du parti, alors que depuis des mois ils attendaient une fumée blanche du palais d’El-Mouradia pour désigner leur ...pape.
   

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