Sit-in devant l’EPSP de Sidi M’hamed Bouchnafa : Le personnel réclame le retour de leur directeur
Le personnel médical de l’établissement de proximité de santé publique de Sidi M’hamed Bouchnafa, à Alger, a observé ce lundi un sit-in devant le siège de l’EPSP pour contester la décision du ministère de la Santé portant suspension du directeur Hakim Djilaili pour des raisons jugées « incompréhensibles ».
Dans la matinée de ce lundi, le personnel médical de l’établissement de proximité de santé publique Sidi M’hamed Bouchnafa, à Alger, s’est rassemblé devant le siège de l’EPSP pour contester la décision du ministère de la Santé qui a remplacé le directeur de cet établissement sanitaire, Hakim Djilaili. Encadrés par un dispositif policier déployé pour la circonstance, les contestataires, vêtus de blouses blanches, ont hissé des pancartes appelant au retour du directeur qui, selon eux, est à même d’assurer la stabilité dans la structure de santé où ils travaillent. Scandant des slogans en faveur du directeur sortant, le personnel médical a exprimé son soutien et sa solidarité avec beaucoup d’ardeur.
Pour sa part, le Dr Zoubida Taibi, cadre paramédical et membre de la section syndicale de l’UGTA à l’EPSP de Sidi M’hamed, a fait savoir que ce rassemblement est organisé pour soutenir le directeur suspendu et dénoncer la décision prise par le ministère de la Santé le concernant.
« En tant que travailleurs en premier lieu, nous témoignons de notre présence pour dire, à voix haute, que cet homme avec qui nous avons travaillé pendant 8 mois n’a apporté que des choses positives. Il a commencé à faire un nettoyage profond et à revoir la carrière professionnelle de tous les travailleurs en matière d’échelons et de rappels », a-t-elle souligné au Jeune Indépendant.
Mme Taibi a ajouté que des personnes veulent uniquement salir sa réputation, alors qu’il a montré à tous ses compétences sur le terrain. Elle a précisé que Hakim Djilaili n’a apporté que de belles choses, pas uniquement pour le personnel médical mais aussi pour le secteur de la santé. Il a surtout permis une bonne prise en charge du malade.
Le Dr Taibi espère bien être entendue, elle et tout le personnel de l’établissement, par le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi. Elle appelle celui-ci à revoir cette décision, qui a mis à l’écart un homme honnête et intègre, et surtout respecté et apprécié par tout le personnel médical de l’établissement de proximité de santé publique de Sidi M’hamed Bouchnafa.
Pour sa part, le Dr Krinech, médecin généraliste en chef et membre du bureau du Syndicat national des médecins généralistes, qui « milite pour les droits et le bien-être des médecins », a déclaré que cette journée de protestation exprime la reconnaissance de tout le personnel médical de l’EPSP de Sidi M’hamed pour le travail remarquable que Hakim Djilaili a effectué depuis qu’il est à la tête de cette structure sanitaire.
« Il a vraiment nettoyé, au sens propre du mot, l’établissement, et ceci semble déplaire à certaines parties », a-t-il souligné.
Elle a fait savoir que le directeur suspendu a toujours été à l’écoute des travailleurs, ajoutant qu’il est allé jusqu’au bout de leurs problèmes.
Le secrétaire général du personnel paramédical, Choukri Benamour, a mis en avant les efforts fournis par le directeur sortant pour répondre aux aspirations des employés de l’EPSP, tous corps confondus, sur tous les plans : salaires, rappels et restauration.
Il a noté que cinq syndicats ont pris part à ce sit-in, notamment les médecins généralistes, les spécialistes, les psychologues, l’UGTA et le personnel paramédical. « Nous interpellons le ministère de la Santé afin de revoir sa décision et permettre le retour de Hakim Djilaili », a-t-il conclu.
Une femme de ménage en pleurs a évoqué toute l’aide et le soutien apportés par M. Djilaili, le qualifiant d’une personne ayant une âme charitable.
Les contestataires ont tous fait l’éloge du directeur sortant pour ses compétences et la bonne gestion de l’EPSP, espérant son retour dans les plus brefs délais. Nos tentatives pour avoir plus d’informations sur la question auprès du ministère de la Santé sont restées vaines.