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Nationale

Belmokhtar échappe de justesse à une attaque aérienne

Belmokhtar échappe de justesse à une attaque aérienne

Le groupe terroriste accroché la semaine dernière par les militaires français dans le Sahel est celui dirigé par Mokhtar Belmokhrar dit le Borgne, Al Mourabitoune, qui opère désormais dans une bande frontalière à cheval sur trois pays : l’Algérie, la Libye et le Mali.

Au cours de cette opération, 13 terroristes ont été tués, deux faits prisonniers, un se serait échappé. Des hommes liés au groupe Al Mourabitoune de Mokhtar Belmoktar, le responsable de l’attentat du site gazier de Tiguentourine. Une bombe larguée par un des avions de chasse français basés à Niamey a stoppé le convoi, avant que les hélicoptères des commandos n’arrivent.

Trois tonnes d’armement, des canons de 23 mm, plusieurs centaines de roquettes antichars, des mitrailleuses ont été détruits, selon l’armée. Mais aussi, fait plus notable, un SA7, missile anti-aérien de courte portée. Il s’agissait d’un système complet, et potentiellement opérationnel, au contraire des armes de ce type retrouvées jusqu’alors dans la région, issues des stocks libyens de Mouammar Kadhafi.

Les « émirs » d’AQMI, d’Ansar Eddine et d’Al-Mourabitoune ne stationnent plus au Mali mais circulent aux confins de l’Algérie, de la Libye et de la Tunisie. Leurs cadres proches ont été décimés. Mais beaucoup de responsables locaux, tel Abdelkrim le Touareg, toujours actif dans la zone, reviennent sur leurs terres entre Tessalit et le massif du Tighargar près de Kidal.

Les forces françaises ont détruit, dans la nuit de jeudi à vendredi au nord du Niger, un convoi d’Al Qaïda au Maghreb islamique transportant des armes de la Libye vers le Mali. L’intervention a permis de saisir une importante quantité d’armes et de neutraliser les convoyeurs, dont une partie a été capturée, ont indiqué les services de la présidence française.

La région de l’Adrar des Ifoghas connaît un regain d’activités terroristes. Des fidèles d’Iyad ag Ghali et de son groupe Ansar Eddine harcèlent, avec le soutien d’AQMI, les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) déployées entre Kidal et Aguelhok et le long de la Transsaharienne.

Le groupe Al-Mourabitoune est apparu en 2013, suite à l’union entre le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et celui de Mokhtar Belmokhtar, alors en rupture de ban avec AQMI, appelé « Les signataires par le sang ». La semaine dernière, les forces spéciales françaises, agissant dans le cadre de l’opération Barkhane, avaient capturé au Niger Abou Aassim El-Mouhajir, un proche de Belmokhtar et porte-parole d’al-Mourabitoune, qui était parti du sud de la Libye pour rejoindre le nord du Mali.

El-Mouhajir est actuellement détenu à Niamey et, selon un responsable nigérien, il a reconnu des « liens très étroits entre les djihadistes vivant en Libye et ceux qui sont sur le territoire malien ». Leur idée, a-t-il ajouté, est « de prendre en tenailles les pays situés entre la Libye et le Mali ». Outre El-Mouhajir, d’autres membres d’al-Mourabitoune ont récemment été arrêtés par les forces françaises.

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