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Nationale

Grève dans le secteur des transports : Appel à la responsabilité collective

Grève dans le secteur des transports : Appel à la responsabilité collective
Le secteur paralysé. 

Face à la grève observée par des exploitants de bus, des transporteurs de marchandises et des chauffeurs de taxi, l’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA) a appelé, ce dimanche, à la reprise du travail, tout en réaffirmant sa confiance dans le dialogue institutionnel et dans la capacité des pouvoirs publics à apporter une solution juste et durable. C’est ce qu’a indiqué l’organisation dans un communiqué adressé aux transporteurs.

L’ONTA a exhorté les exploitants de bus, les transporteurs de marchandises et les chauffeurs de taxi à « reprendre le travail et à accorder à l’organisation l’opportunité et la confiance nécessaires pour résoudre la situation actuelle par le dialogue et la responsabilité ». L’organisation a précisé qu’ « elle a formulé des revendications qui servent les intérêts des transporteurs et du secteur des transports dans son ensemble », soulignant qu’elle œuvre activement à « transmettre les préoccupations des professionnels aux autorités compétentes, dans un cadre institutionnel clair et responsable ».

L’ONTA a également tenu à réaffirmer sa confiance dans les institutions de l’État. Elle a souligné qu’elle plaçait « sa pleine confiance dans les pouvoirs publics, sous la direction du président de la République, pour trouver une solution juste et définitive à cette situation ».

Répondant aux inquiétudes suscitées par le nouveau projet de code de la route, l’ONTA a tenu à rappeler que ce texte « n’est pas immuable et peut être révisé, voire abrogé ». L’organisation a indiqué qu’« un nouveau projet de loi sur la circulation routière pourra être élaboré avec la participation active de représentants des secteurs public et privé ».

Selon l’ONTA, cette démarche inclusive permettra de garantir « un équilibre entre la dissuasion nécessaire contre les comportements dangereux et la protection des droits des professionnels du transport », dans un esprit de concertation et de responsabilité partagée.

Tout en appelant les transporteurs à « faire preuve de sagesse et de vigilance », l’organisation a mis en garde contre les risques de manipulation. Elle a averti que certains acteurs pourraient chercher à « exploiter la situation actuelle pour servir des intérêts étroits ou contraires à l’intérêt national ».

L’ONTA, « un syndicat responsable », souligne qu’« il n’a jamais été dans sa nature de mentir à ses membres ni de les manipuler ». Elle a ajouté que « l’histoire de l’organisation témoigne de ses positions constantes et de son engagement sincère en faveur des transporteurs ».

Les clarifications du ministère de l’Intérieur

Le directeur des routes et de la logistique au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Abdelghani Hamani, a confirmé que « le renforcement des sanctions prévu par le nouveau projet de loi sur la circulation routière se limite aux cas graves avérés, établis par une enquête » dans une déclaration à la radio nationale.

Il a précisé que ces cas concernent notamment « la conduite sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants », ajoutant que « la responsabilité n’est engagée qu’après une enquête approfondie sur les causes réelles de l’accident ».

Hamani a expliqué que « le projet de loi a été élaboré par un comité spécialisé composé d’experts et de spécialistes », et qu’il « intègre plusieurs propositions issues des différents acteurs concernés par la sécurité routière ». Il a souligné que « le nouveau code de la route ne vise pas exclusivement les conducteurs », mais qu’il a pour objectif principal « d’endiguer les comportements dangereux qui mettent en péril la sécurité routière et la vie des usagers ».

Le même responsable a indiqué que, « pour la première fois, la responsabilité juridique en cas d’accidents graves sera étendue aux organismes chargés de la construction et de l’entretien des routes, ainsi qu’aux importateurs de pièces détachées contrefaites ». Ces éléments, a-t-il précisé, « sont considérés comme des facteurs contributifs aux accidents de la circulation et doivent, à ce titre, être pris en compte dans l’approche globale de la sécurité routière ».



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