Centre de recherche en virologie et production de vaccins : Installation d’un groupe multisectoriel
En application des orientations stratégiques du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer l’indépendance nationale dans les domaines de la santé publique, de la recherche scientifique et de l’industrie pharmaceutique, un groupe de travail national multisectoriel et pluridisciplinaire a été officiellement installé, ce lundi, au siège du ministère de la Santé, afin d’œuvrer à la mise en œuvre du projet de la création d’un centre intégré de recherche en virologie, adossé à une usine nationale de production de vaccins.
La cérémonie d’installation a été présidée par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, en présence du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des recommandations du Premier ministre et fait suite aux décisions arrêtées lors de la réunion interministérielle conjointe tenue le 18 octobre dernier.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Santé a mis en avant la portée stratégique de ce projet pour l’avenir du système de santé national. Il a affirmé que « la création d’un centre intégré de recherche en virologie et d’une usine nationale de production de vaccins constitue un choix stratégique dicté par la nécessité de consolider durablement notre souveraineté sanitaire ».
Le ministre a ainsi souligné que la mission confiée au groupe de travail revêt un caractère hautement sensible et stratégique. « Vous êtes investis d’une responsabilité nationale majeure qui exige professionnalisme, rigueur scientifique et engagement constant, dans le strict respect des normes internationales les plus élevées », a-t-il déclaré à l’adresse des membres du groupe.
Il a également relevé le caractère global de la mission, précisant que « le rôle du groupe ne se limite pas à un simple suivi technique ou administratif du projet, mais s’étend à l’élaboration d’une stratégie scientifique intégrée, fondée sur une évaluation objective des ressources disponibles et sur une coordination étroite entre l’ensemble des secteurs concernés ». Il a ajouté que cette démarche doit impérativement s’inscrire dans le cadre de la politique nationale de santé et de la stratégie pharmaceutique nationale.
Le ministre de la Santé a, par ailleurs, souligné que « le succès de ce groupe de travail sera un indicateur réel de notre capacité à instaurer une culture du travail intersectoriel », estimant que ce projet représente « une opportunité historique de transformer les défis sanitaires en moteur de progrès scientifique, de développement industriel durable et de renforcement de l’économie nationale ». Il a enfin appelé les membres du groupe à « faire preuve d’un esprit d’équipe élevé et d’un sens aigu de la responsabilité nationale afin de concrétiser ce projet et d’en faire un référentiel aux niveaux national et international ».
Un projet pour sécuriser l’approvisionnement
De son côté, le ministre de l’Industrie pharmaceutique a réaffirmé l’importance stratégique de ce projet pour le développement du secteur pharmaceutique national. Il a déclaré que « ce projet s’inscrit au cœur de la vision nationale visant à renforcer le système de santé, à sécuriser l’approvisionnement en produits stratégiques et à anticiper les risques épidémiques futurs ».
Kouidri a assuré que « la mise en place d’un centre intégré de recherche en virologie, couplé à une usine nationale de production de vaccins, permettra de développer une expertise nationale de haut niveau et de créer un écosystème scientifique et industriel performant ». Il a souligné que « la réussite de ce projet repose sur la mobilisation concertée des compétences scientifiques, techniques et institutionnelles, ainsi que sur une coordination étroite entre les différents acteurs impliqués ».
Le ministre a également relevé l’importance de respecter les échéances et les exigences de qualité, affirmant que « la concrétisation de ces ambitions impose le respect strict des délais fixés, l’application rigoureuse des normes internationales de qualité et de sécurité, et une gouvernance efficace garantissant la transparence et la performance ». Il a conclu en soulignant que « ce projet stratégique doit se traduire par des résultats concrets et durables, au bénéfice direct du citoyen et au service de la sécurité sanitaire nationale ».
Lors de la cérémonie, il a été précisé que le groupe de travail est composé de 22 membres. Réunissant des représentants et experts issus de plusieurs secteurs stratégiques, notamment la défense nationale, la santé, l’industrie pharmaceutique, l’industrie, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, ainsi que l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Cette diversité de compétences aspire à garantir une approche globale, intégrée et cohérente du projet.
Le groupe a été chargé du suivi et de la mise en œuvre du projet de la création d’un centre intégré de recherche en virologie, adossé à une usine nationale de production de vaccins, l’objectif étant de doter le pays d’une infrastructure scientifique et industrielle de pointe, capable de répondre efficacement aux besoins nationaux en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses. A travers ce projet structurant, les pouvoirs publics ambitionnent de développer des capacités nationales avancées en recherche, développement et production, afin d’assurer l’autosuffisance en vaccins, de renforcer la durabilité du système de santé et d’améliorer la capacité de réponse du pays face aux futures crises sanitaires et pandémiques. Il s’agit également d’un levier stratégique pour positionner l’Algérie comme un acteur crédible et influent sur la scène scientifique et sanitaire, tant au niveau régional qu’international.