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Nationale

Pas de grève des boulangers

Pas de grève des boulangers

La Fédération nationale des boulangers (FNB) a démenti, hier, le recours à une grève nationale pour faire aboutir ses revendications, soulignant qu’elle attendait l’officialisation du prix actuel du pain.

La Fédération nationale « dément catégoriquement » le recours des boulangers à une grève nationale comme rapporté par certaines titres nationaux, informés par des « parties non structurées au sein de celle-ci » et, qui ont publié des préavis de grève, a déclaré hier, le président de la FNB, Youcef Kelfat, lors d’une conférence de presse au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) à Alger.

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’une telle rumeur circule. Une réaction relayée par la Fédération algérienne des boulangers (FAB) qui affirme qu’elle n’envisageait aucune grève démentant ainsi les informations sur l’intention des boulangers de baisser le rideau.

D’autant que le ministère du Commerce a promis la révision de leur marge bénéficiaire, principale revendication de la corporation. Sur ce point, Youcef Kelfat a bien souligné qu’un dialogue sérieux est engagé entre le ministère du Commerce et l’Union nationale des boulangers algériens pour trouver des solutions à même de satisfaire toutes les parties.

Youcef Kelfat a indiqué à ce propos, que la FNB poursuivait son travail avec le ministère de tutelle pour ce qui a trait au dossier les concernant, portant sur l’examen du coût de la baguette de pain et toutes les propositions et revendications liées à la garantie de la marge bénéficiaire.

La FNB, affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), n’est pas en état, pour l’instant, d’entreprendre des mesures et attendait les décisions du gouvernement à ce sujet, a-t-il dit. La Fédération demande l’officialisation du prix de pain, subventionnée par l’Etat et fixé à 8,5 DA à 10 dinars au moins.

Selon l’intervenant, le pain n’est pas subventionné par l’Etat, d’autant que tous les ingrédients rentrant dans sa fabrication ne le sont pas. Le seul produit soutenu par l’Etat reste la farine qui ne profite pas aux boulangers, mais, déplore t-il aux pâtissiers. Afin de trouver une issue à ce problème, une convention sera signée dans les prochains jours entre la fédération et le ministère du Commerce.

La Fédération demande à ce que le prix de la farine soit revu à la baisse soit 195 000 le quintal au lieu de 2 000 DA, y compris le transport. Quant au nombre de boulangeries déclarées par la Fédération, il est de 21 000 à l’échelle nationale réparties entre ceux possédant un registre du commerce (commerçants) et ceux possédant la carte d’artisan (fabricant de pain).

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