-- -- -- / -- -- --
Nationale

L’OPEP malade du coronavirus

L’OPEP malade du coronavirus

Une baisse additionnelle de la production pétrolière, estimée à 1,5 million de barils par jour (mbj), a été envisagée par l’’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés lors de leur 178e réunion ministérielle jeudi et vendredi à Vienne.

Ainsi, les participants à cette rencontre prévoient une réduction de 1,5 million barils par jour (mbj) jusqu’à fin 2020, en vue d’enrayer la chute drastique des cours provoquée par la propagation inquiétante de l’épidémie de coronavirus.

« Il est convenu de recommander à la 178e réunion ministérielle de l’OPEP et non-OPEP un nouvel ajustement de 1,5 mbj jusqu’au 30 juin 2020 à appliquer au prorata entre les membres de l’OPEP (1 mbj) et les pays producteurs hors OPEP participant à la Déclaration de coopération (0,5 mbj) », est-il indiqué dans la déclaration finale de la 178e réunion ministérielle extraordinaire de la conférence de l’OPEP jeudi sous la présidence du ministre de l’Energie algérien Mohamed Arkab.

Les ministres de l’organisation ont également décidé de proposer à leurs alliés d’étendre pour le reste de l’année les niveaux d’ajustement convenus lors de la réunion du 6 décembre 2019 (1,7 mbj), et ce, « compte tenu des principes fondamentaux actuels et du consensus sur les perspectives du marché ». Ainsi, la proposition soumise aux dix pays non-OPEP consiste en une baisse globale de 3,2 mbj durant le deuxième trimestre 2020, et de 1,7 mbj pour les deux derniers trimestres de l’année.

« L’épidémie de Covid-19 a eu un impact négatif majeur sur les prévisions de la demande économique et pétrolière mondiale en 2020, en particulier pour les premier et deuxième trimestres », explique la déclaration de l’OPEP, qui a revu à la baisse ses prévisions pour la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2020 à 0,48 mbj contre 1,1 mbj en décembre 2019.

Les membres ont réaffirmé, dans ce sens, leur volonté de « focaliser sur les fondamentaux visant à maintenir un marché pétrolier stable et équilibré, dans l’intérêt des producteurs, des consommateurs et de l’économie mondiale », tout en soulignant leurs détermination à être des fournisseurs « fiables » de brut sur les marchés mondiaux.

Par ailleurs, la Conférence de l’OPEP a pris note de l’annonce faite par l’Equateur de son retrait de l’organisation à partir du 1er janvier 2020.

La déclaration a rappelé également le sommet de l’OPEP qui s’est tenu du 4 au 6 mars 1975 en Algérie, il y a exactement 45 ans. Ce sommet a vu la création du fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID), destiné à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie dans les pays en développement.

Il est à signaler que cette déprime effrénée des prix s’accentue suite à la propagation du virus Covid-19 et suscite, par ricochet, la préoccupation des pays dont l’économie est exclusivement dépendante de la rente pétrolière.

En un mois, le cours du Brent a enregistré une chute de 22%, due à la baisse sensible de la demande de cette ressource énergétique de la part de la Chine, premier importateur

mondial. Le prix de référence du Brent était mercredi à la barre de 52 dollars le baril, incommodant, de la sorte, plusieurs pays dans le maintien de l’équilibre de leur budget. Cette décision, faut-il le préciser, vient après la reconduction en décembre dernier de l’accord signé en 2016 par les membres de l’OPEP et ses alliés (OPEP+) visant l’ajustement volontaire de la production pétrolière.

A lire aussi: ALGER APPELLE À UNE ACTION SOLIDAIRE ET RAPIDE

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email