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Les Occidentaux froncent le sourcil à propos de Lausanne

Les Occidentaux froncent le sourcil à propos de Lausanne

Le ministre iranien des Affaires étrangères fait part de son optimisme quant aux perspectives d’un accord final sur le dossier nucléaire de son pays.

L’Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont trouvé des « solutions techniques et politiques appropriées pour des questions qui semblaient insolubles », a déclaré samedi soir le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

« Lors des consultations entre les hauts représentants et les experts du ministère des Affaires étrangères et de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran, des solutions techniques et politiques appropriées ont été trouvées même pour des questions qui semblaient insolubles », a écrit Mohammad Javad Zarif sur sa page Facebook.

Et d’ajouter que la délégation iranienne était prête à poursuivre les négociations à Lausanne, mais les représentants des Six avaient demandé plus de temps pour leurs consultations internes.

Les négociations de Lausanne sur le programme nucléaire iranien ont été suspendues vendredi pour quelques jours et pour reprendre au milieu de la semaine prochaine afin de « finaliser » les détails en vue d’un accord qui réponde « pleinement » aux inquiétudes de la communauté internationale. Ce futur accord doit garantir que l’Iran n’aura jamais la bombe atomique, en échange d’une levée des sanctions.

Par ailleurs, les grandes puissances ont réaffirmé samedi soir à Londres leur unité sur le dossier nucléaire iranien après la semaine de tractations à Lausanne avec Téhéran. « Nous allons continuer à travailler ensemble dans l’unité pour obtenir un résultat couronné de succès », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond, lisant un communiqué au nom de ses homologues américain, français, allemand et de l’Union européenne.

Leur réunion, dans un salon de l’aéroport de Heathrow où le chef de la diplomatie américaine John Kerry a fait escale avant de reprendre l’avion pour les Etats-Unis, avait pour but d’évoquer la suite des négociations visant à aboutir à un accord politique avant la date butoir fixée au 31 mars. Et ce alors que des tensions sont apparemment apparues entre Washington et la France.

Hammond et Kerry, l’Allemand Frank Walter Steinmeier, le Français Laurent Fabius et la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini ont également réaffirmé que des progrès importants avaient été accomplis au cours des négociations du 5+1 avec l’Iran à Lausanne.

« Nous sommes d’accord que des progrès substantiels ont été accomplis sur des points clés mais il y a des questions importantes sur lesquelles un accord n’a pas encore été possible », a déclaré Philip Hammond. Avant de pousser la balle dans le camp de Téhéran en affirmant, toujours au nom des grandes puissances qu’« il est maintenant temps, pour l’Iran en particulier, de prendre des décisions difficiles ».

John Kerry avait déjà admis dans la matinée que « des divergences importantes demeurent ». D’où, selon les observateurs, cette escale à Londres, avant la reprise des négociations à Lausanne à partir de mercredi.

« Nous ne voulons pas n’importe quel accord (…) Nous ne nous précipitons pas », avait-il aussi expliqué alors que des diplomates européens ont exprimé ces dernières semaines leur réticence face à la volonté prêtée aux Etats-Unis de conclure au plus vite un accord.

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