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Nationale

Les Béjaouis solidaires avec les populations du Sud

Les Béjaouis solidaires avec les populations du Sud

Les campagnes de sensibilisation lancées sur la question d’exploitation du gaz de schiste dans le sud du pays continuent de susciter des réactions. C’est le cas hier à Béjaïa où quelques centaines de personnes ont observé un rassemblement de protestation à la place de la Liberté de la Presse « Saïd Mekbel » pour exprimer leur « inquiétude et leur refus » par rapport à « l’exploration et l’exploitation » du gaz de schiste dans le sud du pays.

Le collectif ayant organisé cette action est constitué de militants de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), le Parti socialiste des travailleurs (PST), le Mouvement démocratique et social (MDS), le Rassemblement action jeunesse (RAJ), les membres du Café littéraire de Béjaïa (CLB) et le Collectif culturel (CCI) et des personnes ayant fait le déplacement de Tamanrasset.

Munis de pancartes sur lesquelles ils ont dénoncé « la décision précipitée et unilatérale des pouvoirs publics de passer à l’exploration et l’exploitation de cette ressource non conventionnelle sans débat et sans concertation ».

Les intervenants ont appelé la communauté universitaire, les citoyennes et citoyens à participer à la marche pacifique, qui aura lieu le mercredi 28 janvier à 10h à partir du campus Targa Ouzemour vers le siège de la wilaya.

Ils ont exprimé leur soutien avec les habitants d’In Salah qui se sont soulevés contre l’exploitation de ce gaz non conventionnel comme ils ont demandé « un moratoire jusqu’à l’acquisition d’une technologie qui garantit la protection de l’environnement et de la santé publique ».

Pour eux, le gouvernement doit procéder à « l’arrêt immédiat de l’exploration du gaz de schiste sur le territoire national et ouvrir un débat national sur la question avec la participation de la société civile et des experts afin de tracer les contours d’une nouvelle politique économique et énergétique propre durable, qui diversifient l’économie hors hydrocarbures et capable de créer des richesses pour le pays et relever le niveau de vie de ses citoyens ».

Et d’ajouter : « au lieu d’une politique et une stratégie économique tournées vers des investissements créateurs de richesse et d’emplois porteurs d’un développement durable et d’une vision pour diversifier l’économie nationale hors hydrocarbures sans porter atteinte à l’environnement et à la santé publique, le gouvernement préfère la fuite en avant en adoptant une politique suicidaire au détriment de l’intérêt général du pays et des générations futures ».

Pour les manifestants « la technique d’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique interdite en France et ailleurs, nécessite l’utilisation de quantités énormes d’eau ce que à terme épuisera les réserves de la nappe albienne, pollue la nappe phréatique et émet des radiations cancérigènes ». A ce propos, ils ont relevé le rôle que doit jouer l’université qui selon eux, « ne peut rester à l’écart de ces événements, alors qu’elle doit être au cœur de l’évolution ». 

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