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Nationale

Université d’été du FFS : Son initiative est-elle toujours possible ?

Université d’été du FFS : Son initiative est-elle toujours possible ?

Le Front des forces socialistes (FFS) tiendra, dès aujourd’hui et durant trois jours, son université d’été à Souk El-Teninne pour la deuxième année consécutive. Le thème retenu pour cette rencontre politique est : « Révolution numérique et déontologie politique ».

Le FFS compte-t-il aborder les questions de déontologie pour convaincre du bien-fondé de sa démarche quant à sa dernière initiative portant sur le rapprochement du pouvoir ? En tout cas, la base militante du parti semble totalement désorientée suite aux nouvelles positions du parti, notamment sa participation aux consultations politiques lancées par le président Bouteflika et menées par son ministre d’Etat et chef de cabinet M. Ahmed Ouyahia. C’est la première fois que le FFS prend part à une action du gouvernement ou du pouvoir. Le FFS a-t-il changé de cap ?
Non, disent ses

dirigeants, notamment lors de leur dernière sortie à Ifri, dans la wilaya de Béjaïa, alors qu’ils commémoraient le congrès de la Soummam. Cependant, il s’agit d’expliquer cela à la base, laquelle continue de douter de ses dirigeants après avoir été saignée par le départ fracassant du député Khaled Tazaghart, au début de l’année en cours, et d’autres élus locaux (APW et APC), ainsi que de nombreux cadres du parti à Béjaïa, Bouira et Tizi Ouzou, en sus d’anciens militants. Des militants de première heure et membres fondateurs du parti, qui étaient aux côtés d’Aït Ahmed en 1963. Avant eux, ce sont 144 cadres qui ont claqué la porte du FFS en 2012. Tous reprochent au parti d’avoir « dévié » de sa ligne politique traditionnelle et d’avoir accepté « la compromission » avec le pouvoir.

Sa participation aux consultations menées par Ouyahia a exacerbé ce sentiment chez les militants qui attendent des explications convaincantes.
Enfin, quelque 300 participants cadres, élus, militants du parti, y participeront. Il est dit que des syndicalistes, animateurs associatifs et d’autres personnalités de marque seront de la partie. Les travaux de cette manifestation politique vont s’organiser en ateliers thématiques.
Ces derniers vont traiter de « l’utilisation des nouvelles technologies pour le développement du parti ».

Des conférences portant sur des questions d’actualité politique vont être également dispensées. La conférence du consensus national que l’ancien parti de M. Hocine Aït Ahmed compte organiser prochainement sera aussi l’un des points abordés. Le FFS souhaite trouver « une solution crédible à l’impasse politique à laquelle est confronté le pays ». Un projet qu’il a intitulé « Reconstruction d’un consensus national pour une alternative démocratique afin de préserver l’avenir des
générations futures ». Pour le parti, « le changement du système constitue la garantie pour la sécurité nationale, la stabilité et la cohésion sociale ».

Mais vu ce qui se passe sur la scène politique du pays, le Front du changement et la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) ont déjà lancé leurs initiatives politiques. Devancé par ces derniers, le FFS tente de se repositionner, avec de nouveaux choix, en leader de l’opposition. La CLTD a déjà accusé le FFS de vouloir garder un pied dans l’opposition et l’autre avec le pouvoir Bien avant sa position de « non-boycott, non-soutien et non participation » à l’élection présidentielle d’avril dernier il avait été très critiqué par une nombre de personnalités politiques du pays.
Des positions qui ont fait perdre au parti sa crédibilité. Une crédibilité qui dépend de la réussite de sa nouvelle initiative, laquelle est loin de susciter l’adhésion du pouvoir auquel le FFS s’adresse le plus.

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