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Un plan national de prévention et de lutte

Un plan national de prévention et de lutte

Le Pr Smaïl Mesbah, directeur général chargé de la prévention et de la promotion de la santé a déclaré, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de lutte contre la thalassémie organisé durant ce week-end à l’auberge du lac Tonga qu’un programme national de prévention et de lutte contre la thalassémie a été lancé.

C’est en présence du Pr. Bah Keita, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de Dimitris Loukopoulos, président de la Fédération internationale de thalassémie et de drépanocytose (FIT) et de près de 200 participants, que ce programme a pour but de répondre aux besoins au triple plan de la prévention, du dépistage et du traitement de cette maladie qui se répand en Asie, dans le bassin méditerranéen et au Moyen-Orient.

Rappelant la volonté politique de l’Etat en matière d’amélioration de la prise en charge des patients atteints de ce mal, le même responsable a mis l’accent sur l’importance de ce programme qui “répond aux standards internationaux, élaboré en partenariat avec la FIT et le concours de l’OMS.

Première du genre à l’échelle nationale, cette rencontre, organisée par la direction de wilaya de la santé et de la population sous le slogan “prévenir la thalassémie, un véritable défi social”, est aussi un espace de concertation et d’échanges d’expériences entre experts, ont souligné les représentants de la FIT et de l’OMS, mettant en exergue “la gravité de cette maladie qui, bien que figurant parmi les maladies génétiques les plus répandues en Afrique, demeure largement négligée, tout comme ses graves conséquences sanitaires et socioéconomiques”.

Connue sous l’appellation populaire de maladie méditerranéenne, la thalassémie est une maladie génétique atteignant la production de l’hémoglobine (déficience dans la synthèse d’une ou de plusieurs des quatre chaînes formant l’hémoglobine des globules rouges).Elle se traduit par une anémie sévère et une déformation de certains organes nobles.

A terme, a-t-on expliqué, “ces maladies (thalassémie et drépanocytose) provoquent des défaillances poly-viscérales et des décès prématurés, principalement chez les enfants, les adolescents et les femmes enceintes”.

Quelque 5 % de la population mondiale sont porteurs sains d’un gène drépanocytaire ou thalassémique”, a-t-on également fait savoir, précisant que ce taux “atteint les 25 % dans certaines régions et plus de 300 000 enfants, présentant une forme grave d’hémoglobinopathie, naissent, chaque année, dans le monde.

Selon Khemissi Abdi, président de l’association des thalassémiques d’El Tarf qui compte, à ce jour, 2.635 malades dont 70 % ne bénéficient pas d’une couverture sociale, a soutenu que ces malades “rencontrent des difficultés à suivre leur traitement, notamment pour leurs transfusions sanguines régulières, indispensables pour suppléer au manque d’hémoglobine et rester en vie.

Cinq thalassémiques ont perdu la vie en 2013, a-t-il rappelé, insistant sur l’importance de la prévention pour réduire l’apparition de nouveaux cas.

De leur côté, les responsables de la direction de la santé et la population ont mis en avant “l’importance de la sensibilisation” qui permet de se prémunir au mieux de cette maladie héréditaire, favorisée par l’absence d’analyses prénuptiales et les mariages consanguins.

A El Tarf où il a été recensé, en 2014, pas moins de 42 thalassémiques homozygotes (contre 32 en 2012), il est impératif, a-t-on ajouté au cours de cette rencontre médicale, d’amélioration la prise en charge des patients et de veiller à la disponibilité des médicaments chélateurs du fer.

Plusieurs communications ont traité du programme de soins préventifs pour les thalassémiques et les drépanocytaires en Algérie », de la “prévention primaire, conseils génétiques et examen prénuptial » et « éducation thérapeutique de l’enfant thalassémique et de sa famille ».

Touchant 2 % de la population maghrébine, le coût de prise en charge d’un sujet thalassémique s’élève à 25 000 euros.
Pour ce qui est des personnes atteintes de cette maladie, les spécialistes estiment que leur nombre reste indéterminé en l’absence d’un registre national sur cette pathologie ajoutant qu’un travail se faisait actuellement dans ce sens entre le département de prévention au ministère de la Santé et la fédération internationale des thalassémiques.

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