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Un nez électronique pour diagnostiquer tôt le cancer du pancréas

Un nez électronique pour diagnostiquer tôt le cancer du pancréas

L’utilisation d’un « nez électronique » sera bientôt une méthode de dépistage efficace et abordable pour le diagnostic précoce du cancer du pancréas, selon une nouvelle étude autrichienne.

L’un des cancers les plus dangereux pourra être dépisté plus tôt, selon une étude présentée à l’UEG Week et publiée dans la dernière édition de l’UEG Journal, ce qui permettra un traitement plus efficace. En effet, des scientifiques finlandais ont démontré qu’il existait une différence entre les composés volatils retrouvés dans l’urine des patients atteints de cancer du pancréas et ceux des témoins sains.

Des recherches ont ensuite été entreprises pour évaluer si la technologie FAIMS (Field Asymmetric Ion Mobility Spectrometry) pouvait faire la différence entre les patients malades et les individus en bonne santé.

FAIMS est récemment apparu comme un nouvel outil d’analyse biomoléculaire permettant aux chercheurs de distinguer les molécules.

Améliorer ce « nez électronique »

L’objectif des chercheurs consiste à améliorer la sensibilité et la spécificité de la technologie FAIMS pour le cancer du pancréas jusqu’à 90% : « Nous affinons nos méthodes pour atteindre ce niveau de sensibilité et de spécificité et d’autres tests seront bientôt entrepris pour collecter de nouvelles données », confie Samuli Nissinen, spécialiste en gastro-entérologie et en médecine interne.

Un défi éminemment important lorsque l’on évalue les risques de ce cancer quand il est diagnostiqué très tard, alors qu’un dépistage est possible chez les personnes à risque.

Un diagnostic actuellement trop tardif

En effet, le nombre de décès dû à cette maladie devrait dépasser, en Europe, celui dû au cancer du sein. Le temps de survie médian pour une personne diagnostiquée actuellement en Europe est de seulement 4,6 mois car le diagnostic est évoqué devant des douleurs qui correspondent à un cancer envahissant.

Les malades perdent alors 98% de leur espérance de vie en bonne santé au moment du diagnostic.Si l’on ne change rien, le cancer du pancréas deviendra la troisième cause de décès par cancer en Europe d’ici quelques années.

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