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Nationale

Un enfant sur trois victime de cyber intimidation

Un enfant sur trois victime de cyber intimidation

Le nombre d’enfants algériens (âgés entre 8 et 14 ans) qui utilisent les réseaux sociaux devient de plus en plus important, ce qui met en relief la question de leur sécurité sur la Toile. Le crime électronique, la cyber intimidation constituent une menace pour ces enfants qui deviennent ainsi des proies potentielles pour les criminels.

En Algérie, un enfant sur trois a été victime d’une « cyber intimidation » par des personnes adultes qui recourent à la Toile pour dénicher une proie fragile. Ce chiffre a été dévoilé par le Centre de recherche juridique et judiciaire (CRJJ) après plusieurs études faites sur l’enfant algérien qui utilise l’Internet. Des enfants ont reçu des messages odieux ou ont fait l’objet d’images humiliantes sur le Net.

Usurpation d’identité, traitement automatique des données, diffamation, menace, pédophilie, atteinte aux mœurs, publication de photos pornographiques, les enfants algériens font l’objet de toutes formes de menaces sur les réseaux sociaux.
Chaque année, les services spécialisés de la police recensent une moyenne de 50 affaires tous les trois mois.

Même constat pour la Gendarmerie nationale qui enregistre, elle, 45 affaires par trimestre. La cybercriminalité est en train d’atteindre des chiffres inquiétants en Algérie. Face à cette situation, les experts algériens, notamment ceux du CRJJ mais aussi de la Gendarmerie nationale, ne cessent d’avertir les parents sur les dangers de la Toile.

Tous les acteurs considèrent que l’enfant algérien, à l’instar de ceux des autres pays du monde, est plus que jamais ciblé par des personnes anonymes difficiles à identifier, ce qui peut le conduire à se méfier de toutes ses relations. Les risques d’atteinte liés à la criminalité informatique ont doublé dans notre pays ; la sécurité nationale et celle des personnes sont également en jeu.

La menace aurait été beaucoup plus sérieuse si notre pays avait un haut débit Internet, affirment les experts du CRJJ. Face à cette situation inquiétante, les experts ont interpellé l’ensemble de la société, notamment les parents pour établir avec leurs enfants des règles claires d’utilisation de l’Internet auxquelles ils ne peuvent déroger sans leur accord. Il est conseillé aux internautes, enfants et adultes, de ne pas diffuser des informations personnelles telles que leurs photos, leur adresse, le numéro de téléphone, le lieu de travail des parents, le numéro de la carte bancaire, l’adresse de l’école, etc.

Garder l’anonymat est la première solution conseillée. Ne jamais accepter de rencontrer physiquement toute personne connue par Internet.

Diffuser ses photos sur le Net est strictement déconseillé et ne jamais visiter les sites interdits par les parents. Voilà quelques conseils proposés par les experts aux utilisateurs de l’Internet, entre autres, les sites Facebook, Skype, MySpace et HI5 qui s’avèrent aujourd’hui très dangereux.

Il faut souligner que sur le seul site de Facebook, les enquêteurs ont enregistré des infractions dangereuses à l’encontre de plus d’un million d’utilisateurs. Beaucoup d’Algériens accros à Facebook ont été victimes de personnes dangereuses qui ont utilisé leurs noms et photos dans des affaires d’escroquerie.

100 magistrats et 50 cyber-enquêteurs sur les traces des crimes électroniques

L’Algérie intensifie ses actions afin de faire face à la cybercriminalité qui a déjà fait des victimes dans notre pays. Pour cette raison, le directeur général du CRJJ, Djamel Bouzerini, a souligné il y a quelques mois de cela que 100 magistrats et 50 cyber enquêteurs de la police judiciaire ont été formés pour lutter efficacement contre le crime électronique.
Ils ont reçu des formations de haute qualité aux Etats-Unis (par le FBI), en France et en Belgique.
Il était primordial de le faire, avait expliqué le DG du CRJJ. Outre cela, un arsenal de lois est en préparation en Algérie pour combattre le crime électronique.

Entre 2007 et octobre 2014, le CRJJ a enregistré plus de 300 cas d’infractions en Algérie. Il s’agit souvent d’usurpation d’identité, les escrocs utilisant les noms et les photos de leurs victimes à des fins diaboliques. D’autre part, la police judiciaire accorde de plus en plus d’intérêt à la lutte contre la cybercriminalité. Durant les années 2002 à 2013, la lutte a connu une hausse considérable, car le nombre d’abonnés à Internet s’est agrandi.

Aujourd’hui, le cap des six millions d’abonnés a été dépassé en Algérie, ce qui oblige la Sûreté de wilaya d’Alger à songer sérieusement à doubler son effectif et à développer ses moyens de lutte contre la cybercriminalité.

Lex-DGSN avait beaucoup œuvré dans ce sens, d’ailleurs il a été à l’origine de la création d’une nouvelle filière de la police judiciaire composée de cyber-enquêteurs. Le but de cette section est l’identification des risques, des infractions dans le cyberespace, des organismes qui sont derrière ces menaces afin de préserver les internautes.

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