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Nationale

Tizi-Ouzou : Tifi, une pièce théâtrale qui a subjugué le public

Tizi-Ouzou : Tifi, une pièce théâtrale  qui a subjugué le public

Les amoureux du 4ème art, très nombreux, avant-hier, dans l’après-midi dans la grande salle des spectacles du théâtre régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou ont été subjugués par l’interprétation de la pièce théâtrale intitulée « Tifi ».

Une impeccable interprétation des treize comédiens et comédiennes, tous des professionnels, qui avec un décor, superbement réalisé par Ferhat Messaoui, une chorégraphie, à la synchronisation indiscutable, de Mohamed Namane, un décor, plus vrai que nature, de Ferhat Messaoui et enfin une musique de Djamel Kaloun à donner la chair de poule, ont fait une grande sensation auprès du public parmi lequel se trouvaient d’authentiques connaisseurs et adeptes de l’art théâtral. 

La mise en scène a été signée par le maestro Lyès Mokrab, également auteur. Quant au fond de cette pièce en question, laquelle a été interprétée en kabyle, il est résumé ainsi par l’auteur : « Une brise de la Méditerranée souffle sur la scène, et voilà qu’on remonte le temps jusqu’aux lieux mythiques où nos lointains ancêtres, aux prises avec la nature, personnifiaient la pluie et le beau temps ; la fraîcheur d’une fontaine de montagne où « Anzar », dieu de la pluie, s’est épris follement d’une magnifique jeune fille.

Insouciante, elle croyait pouvoir réfuter un dieu, jusqu’au jour où la vengeance des éléments fit s’abattre sur le peuple une sécheresse destructrice qui ne prit fin qu’avec le sacrifice de l’effrontée. Tifi, personnage féminin entre le mythe et la réalité, assiste à ces événements dans toute leur rigueur, et, aussi, leur exaltation.

A ce titre, elle obtient d’Anzar la vie éternelle en échange de perpétuer à travers les temps le récit de tout ce dont elle vient d’être le témoin. Le pacte est bien scellé, mais la traversée des siècles tumultueux de guerre et de feu réduit Tifi au dénuement,
puis à l’oubli, dissolue à jamais dans une grotte perdue au milieu de nulle part.

Une question se pose : qu’advient-il de ceux qui malmenèrent leur mémoire ? Le jour où le sacrifice d’un homme de bonne volonté la ramène au jour comme l’unique baume capable de soulager le peuple fourbu et disloqué, elle se retrouve rejetée comme on n’ose prendre dans les yeux une trop forte gerbe de soleil puis la tempête. S’ensuit une nouvelle dissolution de la femme-témoin dans sa grotte immémoriale, une nouvelle colère désespérée des éléments. Quel sacrifice aujourd’hui pour mettre fin à la sécheresse ? ».

Notons qu’après la représentation, le metteur en scène, Lyès Mokrab, déclarera au Jeune Indépendant que la pièce « Tifi » a été jouée la première fois par une troupe d’amateurs. C’était en 2003. « El la même année, souligne notre interlocuteur, « Tifi » a obtenu le 3ème Grand Prix du Festival de théâtre amateur de Mostaganem ». « Mais à présent, poursuit Lyès Mokrab, je travaille avec une équipe de professionnels ».

A la question de savoir si d’autres projets sont en chantier, notre interlocuteur répond par l’affirmative. Mais chut ! laissons place à la surprise. Pour sa part, le jeune comédien Malik Fellag, qui a émerveillé le public en interprétant dans la pièce le personnage de « Tudert », a avoué n’avoir embrassé la carrière de comédien qu’à partir de décembre 20I2 en jouant dans la pièce La Terre et le sang, adaptation de l’œuvre littéraire de Mouloud Feraoun.

« Mon ambition est d’embrasser une carrière professionnelle dans le théâtre et le cinéma ». – A propos justement de cinéma ? – « Jusqu’à maintenant, je n’ai participé qu’en tant que comédien dans deux films du genre cinéma kabyle, mais il va sans dire que j’attends de pied ferme une production cinématographique majeure », révèle notre jeune talent. Comme dernier mot, Malik Fellag a tenu à exprimer toute sa gratitude à Lyès Mokrab pour la confiance placée en lui et « auprès de qui j’ai appris la science théâtrale ».

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