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Nationale

Sonatrach : 60 milliards de dollars à la fin de 2014

Sonatrach : 60 milliards de dollars à la fin de 2014

Sonatrach table sur des recettes de 60 milliards de dollars « sous réserve » de la stabilisation des cours du pétrole, selon les prévisions du son PDG par intérim, Mustapha Sahnoune.

« Les recettes de la compagnie nationale des hydrocarbures devraient s’établir à 60 milliards de dollars à la fin de l’exercice 2014, à condition que le prix du baril de pétrole se stabilise », a-t-il prédit hier. sur la Chaîne III de la radio nationale.

Il s’exprimait depuis Oran à l’occasion de la conférence internationale sur l’industrie du gaz. Il a affirmé que la production a repris cette année, après un léger recul durant l’année précédente en raison de la baisse de la demande sur le marché mondial. Il a affirmé qu’il y a eu une reprise de la production à partir de 2014 en annonçant une croissance de 5% pour les neuf premiers mois de l’année, estimant que cette tendance haussière se poursuivra les prochaines années, notamment avec le retour à la production des sites de Tiguentourine et d’In Salah.

« Nous avons l’opportunité de poursuivre encore le développement de la production. Les choses sont en train de se remettre en place avec le retour de Tiguentourine et d’In Salah », a-t-il encore assuré. Le patron de Sonatrach a rappelé que le site de Tiguentourine, ciblé par un attentat terroriste en janvier 2013, est fonctionnel avec deux trains, alors que la remise en service du troisième train est prévue pour fin 2014. M. Sahnoune a affirmé, en outre, que les investissements consentis par le groupe, dans le cadre du programme moyen terme 2015-2019, sont maintenus et pourraient même augmenter.

« Nous cherchons toujours d’autres opportunités de croissance et il n’est pas exclu que le montant des investissements soit revu à la hausse sur le programme 2015-2019 », a-t-il dit. il a évoqué d’autres axes prioritaires de développement, dont l’intensification de la recherche pour laquelle le groupe a consacré 3 milliards de dollars, le développement des capacités de transport qui nécessite une enveloppe financière de 3,5 milliards de dollars, ainsi que le lancement de deux nouveaux projets pétrochimiques pour un investissement de 10 milliards de dollars. 
Gaz de schiste : l’évaluation des potentialités doit se faire dans l’immédiat 

A propos du gaz de schiste, le P-DG intérimaire du groupe pétrolier a avancé que « le pays disposerait de la troisième réserve, « techniquement récupérable », dans le monde. De son point de vue, « l’Algérie ne devrait pas attendre 10 ou 15 ans pour commencer à évaluer et, éventuellement, développer ces ressources, sinon le pays sera en retard. « C’est une erreur à ne pas commettre », a-t-il insisté.

« Ce sont, en tout, sept bassins susceptibles d’être exploités qui ont déjà été identifiés, renfermant des volumes globaux de quelque 4 500 CTS », a-t-il annoncé en précisant qu’un seul CTS représente entre 28 et 29 milliards de M3 de gaz. Sahnoune a toutefois souligné que sur ces énormes quantités, il n’est raisonnablement possible de récupérer qu’environ 700 CTS.

S’agissant des risques de l’exploitation de ce gaz non conventionnel sur l’environnement, M. Sahnoune a affirmé que le respect des procédures est à la base du succès ou de l’échec des techniques de son extraction. « En ce qui nous concerne, les cinq contrats de coopération technique pour produire du gaz de schiste ont été conclus avec des partenaires qui ont le mieux réussi l’exploitation de ces ressources », a-t-il assuré. Concernant les aspects techniques des opérations d’exploitation de ce gaz, l’invité estime, en faisant une projection, que pour obtenir une production d’environ 20 milliards de M3 par an, il faudrait, sur 20 ans, forer quelque 200 puits annuellement, ce qui nécessite entre 40 à 50 appareils de forage.

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