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Nationale

Sommet des leaders du «changement» : Le front de l’opposition veut s’élargir

Sommet des leaders du «changement» : Le front de l’opposition veut s’élargir

Les chefs de l’opposition, toutes sensibilités confondues, devront se rencontrer mercredi à Alger, au siège du RCD. En réalité, il s’agirait d’une trentaine de personnalités politiques, dont les plus en vue sont les cinq chefs de partis de la coordination nationale des libertés et pour la transition démocratique (CNLTD), Mokri, Djaballah, Belabbès,Djilali Sofiane et le patron d’Ennahdha, ainsi qu’au moins quatre anciens Chefs de gouvernement, comme Hamrouche, Ghozali, Benbitour et Benflis. Ils seront rejoints par d’autres chefs de partis comme celui du FFS, de Benbaibèche, de Younsi d’El Islah et d’autres moins connues sur la scène nationale.

Dans le même temps, on s’attend également à la venue d’anciens dirigeants du FIS dissous à cette réunion. A ce sujet, certaines sources du CNLTD avancent deux noms, celui de Ali Djeddi, l’ancien responsable de l’organique du parti islamiste fondamentaliste des années 90 du siècle dernier, ainsi que de Ali Belhadj, l’adjoint du président Abassi Madani, qui vit depuis de longues années dans les pays du Golfe.

Cette rencontre qualifiée par les observateurs de Mazafran 2 est un vrai sommet de l’opposition, qui cherche depuis quelques mois à créer un front politique et à mobiliser les citoyens autour de quelques idées clés, comme la transition démocratique, l’institutionnalisation de cette transition en douceur, l’implication des pôles jusque-là, silencieuses comme la hiérarchie de l’ANP dans une feuille de route négociée au préalable et la recherche d’un consensus ou d’une entente basée autour de principes républicains inspirée de la Déclaration du Premier Novembre.

En fait, il s’agit à travers cette réunion de lancer la création d’une nouvelle structure, appelée comité de suivi et d’observation, un organisme autonome, qui va substituer à la coordination nationale, mais dont les rôles et les missions seront dévoilés dès cet après-midi ou dans la soirée, à l’issue de l’installation des membres dudit comité. Aux dires de certains militants du CNLTD, c’est cette structure, composée d’anciens chefs de gouvernement et de chefs de partis politiques, et qui partagent tous des points de vue opposés à Abdelaziz Bouteflika, qui va proposer un agenda des activités.

Selon des indiscrétions, la structure devra tenir des meetings et des rassemblements, comme elle pourra proposer l’organisation de séminaires thématiques sur la transition démocratique et les expériences vécues par d’autres pays qui ont vécu des crises similaires.

Toujours dans le même sillage, il semble que l’opposition a fait appel à des universitaires et des experts en sociologie et en économie, connues pour leurs thèses opposées à celle de Bouteflika, notamment dans les secteurs économiques.

Ces chercheurs contestent depuis des lustres le modèle économique privilégié par Bouteflika, ainsi que sa stratégie de relance de la croissance, basée sur l’investissement public à grand échelle et le lancement de grands chantiers d’infrastructures dans les travaux publics, les réseaux routiers et l’habitat. Un modèle qui ne semble pas être totalement libéral, mais qui comporte des risques financiers et sociaux à moyen termes, selon ces chercheurs universitaires, dont certains ont publié leurs travaux académiques.

Le recours de l’opposition politique à l’élite intellectuelle semble être une première dans l’exercice politique depuis la libéralisation du champ politique. Pour certains leaders, l’implication des élites est une réponse aux discours populistes et démagogiques que sèment un système hyper-personnalisé et rentier.

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