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Plaidoyer pour l’élargissement du cercle des donneurs de reins

Plaidoyer pour l’élargissement  du cercle des donneurs de reins

Des participants à la journée de sensibilisation à la promotion du don de rein, organisée, mardi, par le centre hospitalo-universitaire (CHU) de Tizi-Ouzou, ont plaidé en faveur de l’élargissement du cercle des donneurs de reins aux conjoints.

Lors de cette rencontre, placée sous le thème « Don de rein : don de vie », qui a regroupé des spécialistes des hôpitaux de Tizi-Ouzou, Blida et Alger, plusieurs intervenants ont relevé que de plus en plus de conjoints souhaitent donner leur rein à leur partenaire.

Toutefois, « la loi n’étant pas très précise sur ce sujet », des équipes de greffe refusent ce type de donneurs. Les Dr Hamouche, Saïdani et Badaoui, ont souligné que la Loi 85-05 du 16 février 1985, relative à la protection et à la promotion de la santé, « ne définit pas clairement la catégorie des donneurs », observant que ce sont les praticiens qui se sont eux-même mis des barrières en limitant les donneurs aux personnes apparentées au premier degré, c’est-à-dire les parents et les frères et soeurs.

Le Pr Messaoud Saïdani, néphrologue au CHU de Béni Messous (Alger), a informé que cet établissement pratique, depuis un certain temps, le prélèvement-transplantation de reins sur conjoints, puisque le développement de la médecine et la maîtrise de l’immunosuppression, a permis aujourd’hui de réduire, de manière considérable, les cas de rejet du greffon.

Ce spécialiste a, toutefois, souligné que cette pratique « doit être cadrée par une législation afin d’éviter d’éventuelles dérives ». Concernant le CHU de Tizi-Ouzou, le Dr Lynda Badaoui, qui a présenté les résultats de la transplantation rénales au niveau de cet hôpital depuis son lancement en 2006, a fait savoir qu’un cas de prélèvement-greffe sur conjoints a été a pratiqué en 2014.

Ce même CHU se penche actuellement sur le cas d’une femme admise en hémodialyse, qui nécessite une greffe et dont le mari s’est porté donneur, a informé cette même spécialiste. Le Pr Ziri Abes, DG du CHU de Tizi-Ouzou, a informé, à l’ouverture de cette rencontre, que depuis le lancement de la greffe rénale en 2006, un total de 95 transplantations rénales a été pratiqué, dont 9 en 2014. Depuis le début de l’année en cours, 4 greffes du rein ont été réalisées et 10 couples sont en attente, sur une programmation de 20 greffes pour 2015.

La tranche d’âge des receveurs se situe entre 10 et 59 ans, et celle des donneurs entre 23 et 75 ans. S’agissant du prélèvement d’organes sur cadavres, des spécialistes qui ont pris part à cette journée ont souligné, en se basant sur des études faites dans des pays étrangers, que la greffe effectuée à partir d’un donneur vivant, offre de meilleurs résultats que celles pratiquée à partir d’un donneur en état de mort encéphalique, en terme de durée de vie du rein transplanté.

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