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Nationale

Pénurie de carburant : Le bal de Naftal et de l’Epal

Pénurie de carburant : Le bal de Naftal et de l’Epal

Les entreprises Naftal et Epal assurent qu’elles n’ont rien à voir avec les pénuries de carburant dans les stations service depuis quatre jours. Les deux entreprises renvoient la balle aux automobilistes qui, selon elles, ont cédé aux rumeurs y compris les plus farfelues. 

Toutefois, il y a lieu de relever la cacophonie qui a émaillé cette situation. Naftal avait en premier lieu imputé la pénurie au blocage du carburant au port en raison du mauvais temps. L’EPAL a démenti. Hier, les stations service étaient toujours prises d’assaut, lorsqu’elles n’étaient pas à sec.

Le P-DG de Naftal, Saïd Akretche, a assuré que les approvisionnements se font normalement, la production au niveau des raffineries fonctionne correctement, le mouvement de transport par camions, bateaux, pipelines et trains est normal. Le personnel est mobilisé.

« Il n’y a donc pas lieu de craindre de ne pas trouver de carburant », rassure-t-il. Néanmoins ces assurances n’ont pas eu l’effet escompté puisque la tension a persisté, hier, sur le carburant au niveau dans les stations service de la capitale où d’interminables chaines se sont formées.

Le P-DG a expliqué les longues files d’attente des automobilistes devant ces stations par l’effet de la rumeur suite à une rupture temporaire de carburants à Blida. « Rien ne justifie la crainte des automobilistes qui se précipitent vers les stations.

Le carburant est disponible suffisamment et le système de distribution fonctionne correctement », affirme-t-il. Face à ces files d’attente et pour répondre à cette brusque hausse de la demande, Naftal a dû doubler le volume des carburants destinés à ces stations. Ainsi, 7 millions de litres de carburants ont été distribués samedi dernier aux stations de la capitale, alors que la moyenne habituelle est de 3,5 millions de litres par jour.

Néanmoins, ajoute-t-il, les petites stations, dotées d’une faible capacité de stockage, se vident rapidement. Selon le premier responsable de Naftal, le phénomène d’afflux vers les stations est dû plutôt à ces rumeurs circulant sur une éventuelle pénurie suite à une rupture temporaire constatée, jeudi dernier, au les stations de Blida et de l’ouest d’Alger.

Les stations de ces zones ont mis du temps pour se réapprovisionner, déclenchant ainsi cette rumeur de pénurie. « aucun système ne peut fonctionner de manière parfaite.
Il peut arriver que des problèmes surviennent au niveau de l’exploitation, des ports, des pipelines ou des routes. Mais dans ces cas, il ne s’agit pas de pénurie » dit-il encore.

L’Entreprise Portuaire d’Alger (EPAL) a indiqué, hier dans un communiqué, que les opérations d’accostage et de déchargement de carburants des pétroliers se déroulent « normalement et sans aucune perturbation » au port d’Alger depuis le 8 avril dernier, réagissant ainsi à la forte tension sur le carburant que vivent les usagers de la capitale depuis la fin de la semaine écoulée.

L’EPAL a, à ce propos, souligné qu’en dépit des mauvaises conditions « météo » annoncées par un BMS de l’Office national de la météorologie (ONM) pour trois jours à compter du 5 avril, les deux « tankers » qui avaient été mis en rade par mesure de sécurité ont été autorisés à accoster de nouveau au port d’Alger « à titre exceptionnel et prioritaire et malgré les conditions météorologiques difficiles ».

Comme elle rappelle que sur la base du bulletin météorologique spécial de l’ONM reçu le 5 avril par l’Epal et qui fait état de l’arrivée d’une grande tempête de force 8 (35 à 45 nœuds), avec des vents violents de nord-est et est pour une durée de 3 jours, le port d’Alger a mis à exécution les mesures urgentes et nécessaires pour protéger les personnes et les biens ».

La cellule de crise installée à cette occasion au port d’Alger, qui n’est pas protégé des vents de nord-est et est, a décidé de faire sortir tous les navires y compris les deux pétroliers, amarrés au niveau des quais exposés au ressac et aux vents violents, et remis en rade le 6 avril dernier, pour leur sécurité », précise-t-on.

Les deux pétroliers transportant du carburant ont été autorisés, à partir de mercredi 8 avril « à titre exceptionnel et prioritaire et malgré les conditions météorologiques difficiles, à accoster en vue de leur déchargement », ajoute l’Epal. Le déchargement des deux tankers par pompage s’est effectué en 24 heures.

Un des deux pétroliers actuellement en route vers Bejaïa, le Kandava, battant pavillon des Iles Marshall, a accosté de nuit malgré les règles de sécurité interdisant les opérations de nuit lorsqu’il s’agit des pétroliers, précise l’Epal, selon laquelle « cette action a été réalisée dans le souci de permettre la reprise des opérations de déchargement, mais tout en respectant la réglementation en vigueur ».
 

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