Parlement européen : entre mutisme et faux jugements   – Le Jeune Indépendant
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Parlement européen : entre mutisme et faux jugements  

Parlement européen : entre mutisme et faux jugements  

Fidèle à sa politique d’immixtion éhontée fondée sur le principe incontournable de « deux poids, deux mesures », le Parlement européen (PE) a encore une fois usé de sa justice à géométrie variable dictée par les intérêts étroits de certains élus. Ce Parlement, maculé par les scandales de corruption qui ont touché plusieurs de ses députés, a voté, avant-hier, une résolution qui dénote clairement une volonté obstinée de nuire à l’image de l’Algérie.

La résolution qui demande aux autorités algériennes de respecter la liberté de la presse et de libérer un journaliste est un ramassis de contre-vérités et de faux jugements. L’affaire du journaliste cité dans ce rapport n’est pas liée à la liberté de la presse, il s’agit d’un délit de droit commun.

Le 3 mai en cours, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait assuré que les informations faisant état de journalistes algériens en prison pour leurs opinions étaient «de fausses informations », expliquant que « le journaliste, actuellement en prison, a été condamné par la justice pour avoir reçu des financements de parties étrangères, un acte qu’aucun pays n’accepterait ». Il avait notamment déclaré : « Dire que l’Algérie n’est pas un pays de libertés, qu’il s’agit de la presse ou d’autres domaines, n’est autre que des allégations ».

Cette institution européenne, déchue de son piédestal par les scandales de corruption, prouve encore une fois qu’elle n’a pas encore réussi à se défaire de l’emprise des faux menteurs et des corrupteurs qui dictent leurs ordres à des élus européens adeptes de villégiatures aux frais de leurs mentors.

Faut-il rappeler que le Parlement européen a enterré le projet de résolution sur la situation des journalistes au Maroc, notamment Omar Radi, invoquant malicieusement un vice de procédure tiré par les cheveux. Ce Parlement affiche un mutisme assourdissant quand il s’agit de protéger les peuples sahraoui et palestinien qui souffrent d’injustice et de manque de considération.

Il ne s’agit pas seulement dans ce rapport de la honte des allégations au sujet de la liberté de la presse, le PE va encore plus loin en demandant à l’Algérie de revoir « le code pénal ». Cette tentative d’atteinte à la souveraineté de l’Etat est une preuve de plus du sans-gêne de ce Parlement qui feint d’oublier l’intransigeance d’Alger pour ce genre de questions.

Vives condamnations en Algérie

Cette résolution a suscité l’indignation en Algérie. Le Conseil de la nation a exprimé, dans un communiqué, son rejet catégorique du contenu du communiqué du PE, dont il fustige les « flagrantes contre-vérités véhiculées sous le couvert des principes du droit international », ce qui constitue une immixtion éhontée dans les affaires internes d’un Etat souverain.

« Le bureau du Conseil de la nation, sous la présidence de Salah Goudjil, président du Conseil, exprime son rejet catégorique et fustige une bévue récurrente du Parlement européen qui vient de rendre public, sans scrupules, sous couvert du droit international et des principes moraux, un communiqué tronqué de contrevérités éhontées », souligne le communiqué du Conseil.

« Cette dépravation et ce dérapage dangereux, rejetés, représentent une immixtion récurrente dans les affaires internes d’un Etat souverain. Il s’agit, en fait, d’un déchaînement de parties malveillantes qui ont toujours instrumentalisé cette institution, la dénuant de toute crédibilité auprès des âmes éprises de liberté de par le monde », a-t-il ajouté.

De ce fait, le bureau du Conseil de la nation appelle le Parlement européen à « se départir de la politique des ‘’deux poids, deux mesures’’ et à ne pas faire preuve de haine et de rancune envers les pays qui ne se soumettent pas à ses politiques ».

Le Parlement européen doit faire montre de plus de crédibilité et d’engagement, et avec autant d’enthousiasme affiché à l’égard d’autres régions, pour dénoncer les exactions que subit le peuple palestinien sans défense et la profanation de ses lieux sacrés et de son patrimoine, les crimes commis contre les femmes, les vieillards et les enfants de ce peuple étant encore vivaces dans les esprits, poursuit le communiqué.

« Aussi, le pullulement des cas de pots-de-vin et autres cas d’achat des consciences de certains membres du Parlement européen ont-ils eu pour conséquence l’occultation du droit à l’autodétermination d’un peuple qui lutte pour son autodétermination ».

Le bureau du Conseil de la nation réaffirme, à nouveau, que le peuple algérien « s’est soulevé contre le colonialisme abject pour défendre des valeurs et des principes des droits de l’homme, consacrer la suprématie de la loi et faire régner la justice », ajoutant que cette entité n’a d’autre choix que de reconnaître que les relations de l’Algérie avec les autres pays sont fondées sur le principe d’égal à égal et de respect mutuel.

Pour sa part, l’Assemblée populaire nationale (APN) a condamné, dans les termes les plus forts, la résolution « au contenu infondé et erroné » du PE, affirmant qu’il s’agit d’« immixtion éhontée dans les affaires internes du pays».

« Nous avons pris connaissance avec une profonde indignation de la résolution du Parlement européen sur la liberté d’expression et de la presse en Algérie », indique l’APN, soulignant que ce document reprenait des éléments « totalement infondés, erronés et loin de la vérité sur la situation en Algérie où la scène médiatique connaît une dynamique, une ouverture et une liberté ».

Condamnant « dans les termes les plus forts le contenu de cette résolution », l’APN a estimé qu’il s’agit d’« une immixtion éhontée du Parlement européen dans les affaires internes de notre pays, résolument déterminé à amorcer un véritable décollage à travers l’édification de ses institutions constitutionnelles souveraines ».

Il a notamment affirmé que « l’Algérie, souveraine dans ses décisions et ses positions, croit en le principe d’égal à égal dans ses relations avec les pays du monde, y compris l’Union européenne, et ne tolère d’aucune manière la politique des ‘’deux poids, deux mesures’’ qui sert des agendas connus de tous », a affirmé la chambre basse du parlement.

L’APN a exprimé, dans son communiqué, « son extrême étonnement » de l’attitude du Parlement européen qui a « ignoré le canal direct de communication entre les deux instances, à savoir la commission parlementaire mixte Algérie-UE, qui vient d’avoir un nouveau président, élu par la partie européenne suite à la démission de l’ancien pour son implication dans des affaires de corruption ».

« On est, par conséquent, en droit de s’étonner des pratiques d’une institution parlementaire dont la crédibilité est entachée par les scandales de corruption et de pot-de-vin, une institution qui ferme les yeux sur les souffrances du peuple palestinien, meurtri, opprimé et agressé, et tourne le dos au peuple sahraoui occupé dont les richesses sont pillées simplement pour avoir revendiqué son droit à recouvrer ses territoires et sa liberté », poursuit la même source.

Exprimant « avec regret les pratiques persistantes et excessives du Parlement européen, contrôlé par des cercles connus qui tentent de couvrir et de déformer les faits », l’APN a affirmé rejeter la politique de cette institution parlementaire européenne qui détourne les regards sur les causes justes et le droit des peuples à la liberté et au recouvrement de leurs territoires usurpés.

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