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Nationale

Opération de Bouira: Le puissant coup de l’ANP

Opération de Bouira: Le puissant coup de l’ANP

En 48 heures, l’ANP a éliminé 25 terroristes à Bouira dont le chef de la phalange Jund El Khilafa, Bachir Kherzai alias Othman Abou Abdellah Al Assimi, le successeur d’Abdelmalek Gouri.
Il s’agit de la plus retentissante opération à mettre à l’actif des forces de sécurité depuis le début de l’année tant elle a décimé des éléments qui s’apprêtaient à commettre des attentats dans la capitale.
Ce succès est le fruit d’un travail combiné, minutieusement préparé par l’ANP et exécuté avec une efficacité insoupçonnée dans lequel le renseignement a été décisif.
En deux jours (mardi et mercredi), l’ANP a éliminé 25 terroristes à Bouira dont le chef de la phalange Jund El Khilafa Bachir Kherzai alias OthmanAbou Abdellah Al Assimi, le successeur d’Abdelmalek Gouri. 

En plus de l’élimination des ces terroristes, l’ANP a récupéré un important lot d’armes composé de 13 pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, d’un fusil mitrailleur de type FMPK, de 9 fusils semi-automatiques de type Seminov, d’un fusil à lunette, d’un fusil à pompe, d’un fusil lance-grenades, d’un fusil de chasse à canon scié, d’un pistolet automatique, d’une importante quantité de munitions, de grenades, de postes radio et d’autres objets.

Lors de cette opération, deux terroristes ont été capturés. Ces terroristes étaient en conclave pour planifier des attentats à Alger,Tizi Ouzou et Bouira. L’Armée, précédemment informée de cette réunion, a donné le temps aux terroristes de prendre possession des lieux pour lancer une offensive surprise. 

Sur les réseaux sociaux notamment Facebook nombreux sont ceux qui ont fait part de leur soulagement suite à l’élimination des terroristes tandis que d’autres n’ont pas manqué de saluer l’éfficacité de l’armée.

La semaine dernière, quatre gardes communaux ont été tués et brûlés à Batna lors d’un guet-apens tendu par un groupe terroriste.
Fin avril, l’armée a tué cinq islamistes à TiziOuzou. Le groupe Jund Al Khilafa a été anéanti etson chef, Abdelmalek Gouri, tué en décembre.
Aujourd’hui si la situation sécuritaire s’est considérablement améliorée en Algérie depuis la fin de la « décennie noire » et que les grandes villes, en particulier la capitale, bénéficient d’un dispositif de sécurisation très développé, le pays reste tout de même exposé à la menace terroriste, en raison à la fois du risque terroriste régional lié en particulier à la zone sahélienne, limitrophe de l’Algérie, mais également à la situation sécuritaire qui prévaut en Libye ainsi qu’à l’ouest de la Tunisie, dans la région frontalière du mont Chaambi, en plus de la persistance d’un risque terroriste interne, pour l’essentiel localisé dans quelques localités.

Bien que les actions terroristes aient diminué ces derniers mois, le risque reste malgré tout élevé dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Bouira, Boumerdès, Béjaïa, Jijel, Tébessa, El Oued et dans les Aurès, où évoluent toujours des groupes terroristes d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

La politique antiterroriste efficace

Malgré les ratissages et la saisie régulière d’armes en tous genres, les terroristes restent actifs et dangereux. Selon le ministère de la Défense, des progrès ont été réalisés et les résultats seraient probants quant à l’affaiblissement du risque terroriste. Selon les autorités militaires, plusieurs dizaines de terroristes ont été tués depuis le début de l’année 2015 et à chaque fois des stocks d’armes très sophistiquées ont été saisis.

Alors que depuis plusieurs années le pays a intensifié sa lutte contre le terrorisme, il semble que le territoire soit, malgré les déclarations officielles, très loin d’être totalement sécurisé. La prise d’otages spectaculaire de janvier 2013 à In Amenas et l’assassinat du français Hervé Gourdel en Kabylie avaient mis en évidence un certain nombre de failles, notamment dans le renseignement.

Alors que depuis une dizaine d’années le nombre d’attentats et de victimes a considérablement chuté en Algérie, il reste des poches de résistance œuvrant, la plupart du temps, pour les mouvements tels qu’Aqmi et désormais Daech.

Même si l’Algérie dispose d’un service de renseignement des plus puissants et efficaces du monde, la difficulté réside également dans le fait que parfois les actions sont l’œuvre de personnes qui n’ont, à première vue, pas de liens avec les groupes terroristes dits traditionnels.

Le débat engagé depuis le début des premières attaques terroristes en Algérie en 1992 n’a jamais dépassé le cadre technique. Solution sécuritaire ou solution politique ? Deux courants politiques s’affrontaient sur cette question jusqu’à l’année 2000 et le début d’une politique de réconciliation nationale.

Elu à la magistrature suprême du pays en avril 1999 et reconduit en 2004, le président Bouteflika a mis en œuvre, en 2006, la politique de réconciliations nationale. Cette loi, soutenue aussi bien par la classe politique que par l’Armée, connait-elle aujourd’hui ses limites ? Conscient que le contexte sécuritaire est menaçant, le général de corps d’armée Gaïd Salah a voulu montrer la disponibilité de ses troupes à lutter contre la contrebande transfrontalière, les trafiquants de drogue, contre l’immigration clandestine, et là poursuivre les opérations antiterroristes.

Depuis quelques mois, l’Armée nationale populaire est sur tous les fronts. Un rôle qu’elle assume publiquement, en communiquant régulièrement sur des opérations qui ne relèvent pas officiellement de ses missions, ce qui est d’ailleurs un élément positif à mettre à son actif. L’ANP montre, comme en 1992, qu’elle reste l’une des rares institutions qui fait preuve d’efficacitépoussant des acteurs politiques à la convier à participer dans le débat politique.


Les terroristes abattus

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