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Nationale

Mokri fait courir le risque d’une explosion du CNTLD

Mokri fait courir le risque d’une explosion du CNTLD

Le successeur de Soltani, Abderrezak Mokri, prend-il petit à petit ses distances vis-à-vis de la Coordination nationale pour les libertés (CNLTD) ou joue t-il au double jeu ? C’est du moins
ce qui ressort de sa dernière déclaration lors de l’ouverture de la 4e session du Majliss Echoura

La question mérite d’être au moins posée. Le chef du MSP, pourtant lié par un contrat politique avec les partis de la CNLTD, a annoncé une nouvelle série de concertations politiques avec les partis et le pouvoir pour examiner la situation du pays et trouver les moyens d’un sursaut national politique et économique, même s’il prend soin de préciser qu’il ne s’agit pas d’une « nouvelle initiative ni d’une alternative » à la coordination des libertés et de la transition démocratique.

Le président du parti, qui voulait donner une nouvelle dimension à celui-ci, qui a perdu peu a peu de son crédit après la mort de son fondateur Mahfoud Nahnah, se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins.

En cherchant à reprendre langue avec le pouvoir, le MSP fait peser le danger imminent d’un éclatement de la CNTLD. D’ailleurs, il fut le seul membre de cette coordination à accepter de discuter avec le FFS de son initiative de conférence nationale du consensus. Evoquant par ailleurs la participation du MSP à la création de la CNLTD, après le refus opposé par le pouvoir à son initiative de « charte de réforme politique », Mokri soutient que « le changement ne concerne pas un seul parti », ajoutant que « l’isolement est inutile et serait même périlleux pour un parti qui a choisi d’aller vers les alliances politiques ».

Initiative du FFS contre la plateforme du CNTLD

Cette première grande fissure au sein de la Coordination nationale va immanquablement avoir des répercussions internes désastreuses. Déjà pour avoir invoqué un dialogue avec le pouvoir, le leader du MSP reconnaît de fait l’autorité du président Bouteflika et fait voler en éclats la revendication majeure du CNTLD, à savoir l’organisation d’élection présidentielle anticipée. 

Depuis quand le chef du MSP appelait à un dialogue avec le président, lui qui ne cesse de déclarer que Bouteflika est incapable de gérer le pays et qu’il fallait appliquer l’article 88 ? La récente déclaration du SG du FLN, Amar Saadani qui a révélé que l’initiative du FFS a eu l’aval du prédisent Bouteflika a redonné du crédit à la démarche du premier parti de l’opposition.

Le FFS, qui a toujours cru en sa démarche, pourtant combattu par tous les membres de la CNTLD, est arrivé à son but : celui d’organiser une conférence nationale avec l’aval du pouvoir que le MSP ne veut, pour tout l’or du monde, rater. D’où ces atermoiements et son revirement stratégique.

Aujourd’hui, le MSP est tout prés de revenir dans son giron naturel, à savoir l’Alliance présidentielle qu’il a quittée avec perte et fracas. Son retrait de la CNTLD sonnerait le glas pour cette union hétéroclite. Qu’adviendra-t-il de cette coordination si le MSP décide claquer la porte ? Car la sortie du prédisent du MSP est un acte de rupture par rapport aux revendications du CNTLD. Le leader du parti cher à Mahfoud Nahnah a toujours brillé par sa politique de deux fers au feu. Un pied dans l’opposition et l’autre dans le pouvoir.

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