Lutte contre le cancer : Le dépistage comme unique parade – Le Jeune Indépendant
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Lutte contre le cancer : Le dépistage comme unique parade

Lutte contre le cancer : Le dépistage comme unique parade

Le cancer est en nette progression en Algérie. Les derniers chiffres font état de 47 000 nouveaux cas enregistrés chaque année. Pour faire face à cette pathologie, le diagnostic précoce reste le meilleur moyen de lutte pour les spécialistes.

Des professionnels de la santé participant au salon d’information sur le cancer qui a ouvert ses portes jeudi dernier, s’accordent à dire que le dépistage précoce reste le seul et le meilleur moyen pour lutter contre le cancer de tous types confondus et dans le but de réduire le taux de mortalité chez les malades cancéreux. 

Selon les spécialistes, diagnostiquer la maladie à temps est synonyme de guérison qui peut atteindre un taux très élevé, soit 90 %. 

Connu comme étant le plus fréquent dans le monde, le cancer de la prostate est en nette progression d’une manière insidieuse, aboutissant souvent à un diagnostic tardif.  Le Dr Rezkellah Salem, maître assistant au service urologie, au Centre Hospitalo-universitaire de Bab El Oued, a insisté sur la nécessité de procéder à un dépistage précoce, qui permette d’avoir plus de chances de détecter le cancer et qui peut être traité avec de bonnes chances de guérison. 

Le même spécialiste a indiqué au Jeune Indépendant qu’ « on se concentre sur trois principaux cancers qui sont en augmentation rapide dans notre pays. Le premier cancer est celui du rein lié au tabac ». D’après lui,  le cancer du rein qui  est principalement provoqué par la consommation du tabac  est peu symptomatique, il ne présente pas de symptômes. « Pour le dépister,  on demande aux malades de faire des radios et des scanner. Son diagnostic est  effectué fortuitement, d’où la possibilité de le traiter à temps et la guérison sera plus  rapide », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le Dr Rezkellah a évoqué le deuxième cancer, considéré comme étant le deuxième cancer urologique,  très « oublié » de la médecine, il s’agit de celui de la vessie. « C’est la pathologie du fumeur par excellence.  99 % des malades opérés atteints de cancer de  la vessie sont des fumeurs. Même si après avoir diagnostiqué cette maladie, le patient arrête de fumer, ceci ne vas pas arrêter les deux cancers, notamment celui du rein et de la  vessie, mais il va au moins diminuer d’une manière considérable sa progression, améliorer le pronostic et les chances de guérison à 20 % » a-t-il déclaré.

Le spécialiste note que « le cancer de la  vessie n’est pas suffisamment médiatisé. Les malades souffrent en silence. Ces derniers nécessitent une prise en charge lente et lourde ».

Concernant le traitement de cette pathologie, le spécialiste a précisé que « la chirurgie qui peut  durer jusqu’à huit heures  est préconisée. Si le cas s’avère délicat, nous allons procéder à l’ablation de la vessie ».

Pour ce qui est du troisième cancer qui est celui de la prostate, Dr Rezkellah a expliqué qu’il «  est le plus fréquent.  Dans ce type de maladie on n’a pas de facteur de risque ou des substances à incriminer, sauf le facteur génétique ».

Considéré comme un cancer silencieux,  le Dr Rezkellah  a  indiqué  qu’ « il y a une autre pathologie à savoir l’adénome de la prostate qui est une tumeur bénigne  qui touchent des hommes âgés de 50 ans et plus, présentant des symptômes complexes à savoir des sensation de brûlure au moment d’uriner ». 

Sur le registre du dépistage qui selon l’interlocuteur se fait à travers des associations, car le dépistage de ce type de cancer n’est pas gratuit.  «  Au niveau de l’hôpital il se fait gratuit, malheureusement notre service se retrouve submergé  et ce par manque de services d’urologie dans tous les CHU.  Deux ou trois services d’urologie en Algérie ne peuvent pas faire le dépistage de deux millions de patients » a-t-il martelé.

Il, a par ailleurs, qualifié  la prise en charge des malades atteints de cancer de la prostate au CHU de Bab El Oued  de « catastrophique », par manque de service d’urologie.

Pour conclure, le Dr. Rezkellah a estimé que pour une meilleure prise en charge des malades cancéreux, il faut beaucoup de moyens. « Le cancer est une maladie coûteuse et les patients pour la plupart se retrouvent livrés à eux même.  Les  radios, les scanners, les bilans sanguins coutent très chers, et pour avoir des rendez-vous dans les hôpitaux, il faut attendre des mois, voir une année, ce qui les pousse à se rabattre vers le privé ».

Pour venir en aide à ses malades, les associations d’aide aux malades cancéreux viennent à  leur  rescousse.  

Le président de l’association « Amel  Felhayet » de Sidi Bel Abbes,  Fikira  Baroudi  a indiqué au JI que « sa participation à ce salon d’information sur le cancer entre dans le cadre de l’alliance nationale des associations d’aide aux cancéreux, dans le but d’informer le grand public sur cette pathologie ». Il a souligné que « les  associations jouent un rôle primordial dans l’accompagnement des malades sur tous les plans à savoir psychologique et financier » .

Il a fait savoir que l’association « Amel  fel hayet »  intervient dans la réduction des prix des radios et scanner à travers des conventions signées entre l’association et les cliniques privées.

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