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Nationale

L’opposition veut occuper le terrain

L’opposition veut occuper le terrain

Après une période de flottement, l’opposition politique repart en campagne pour expliquer la situation actuelle du pays caractérisée, selon elle, par une non-gouvernance.

La Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), qui regroupe la majorité des partis de l’opposition, annonce un vaste programme d’activités sur le terrain à travers plusieurs wilayas, en vue de sensibiliser les citoyens sur l’importance des libertés et de la transition démocratique. Selon la CNLTD, le programme annoncé du 10 au 17 octobre se déroulera à l’ouest du pays, notamment à Mostaganem, Aïn Témouchent, Sidi Bel-Abbès, Tlemcen et Oran, et se clôturera à Alger vendredi prochain.

Les activités projetées dans le cadre de la mise en œuvre du programme du mouvement englobent des réunions, des visites, des rassemblements, des forums et des rencontres de proximité avec les militants et les sympathisants du mouvement politique d’opposition. La région Est sera également concernée puisqu’un programme est en phase de préparation, dit-on. Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, est le premier à investir le terrain. Ainsi, il a inauguré ce week-end à partir de Khemis Miliana, dans la wilaya de Aïn Defla, sa campagne pour le changement du système politique.

D’emblée, il qualifiera les dirigeants actuels de « malades et (d’) incompétents ». Pour cet opposant, la seule voie de salut pour l’Algérie viendrait de son « vaillant peuple » qui, comme il a libéré le pays du joug colonial, pourrait le libérer à nouveau de la « mafia au pouvoir ». Le président de Jil Jadid a dénoncé la situation du pays qu’il considère comme otage de groupes « occultes », dont le seul but est de profiter de ses richesses.

Devant une foule compacte, Soufiane Djilali insiste sur la « vacance du pouvoir » et sur l’incapacité avérée du chef de l’Etat à assumer pleinement sa fonction présidentielle, « laissant la voie libre aux charognards autour de lui ». Défendant ardemment le projet de « transition démocratique », Soufiane Djilali appelle les citoyens à promouvoir cette idée qui « fait peur au pouvoir ».

Le président de Jil Jadid considère ainsi que ces « pratiques répréhensibles et condamnables » ne peuvent disparaître sans le changement profond du système politique et des dirigeants du pays. Il estime plus qu’urgent de se débarrasser de la « caste au pouvoir ». Il poursuit sa campagne en allant à Mostaganem et Oran où il tiendra d’autres meetings et effectuera des sorties de proximité. Il est à rappeler que l’instance de suivi et de concertation de l’opposition nationale installée le 10 septembre dernier par la Coordination avait souligné que ses membres « ont convenu d’adresser un message au peuple algérien, en vue de mieux communiquer avec les différentes franges de la société ».

Cette instance avait réaffirmé, dans la déclaration finale ayant sanctionné la réunion de ses membres, au siège du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), son attachement aux revendications des libertés et de la transition démocratique et la poursuite des différentes activités visant à ranimer la scène politique.

La réunion s’était déroulée à huis clos, en présence des dirigeants du RCD, Mohcine Belabbas, du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Mokri, d’Ennahda, Mohamed Douibi, du mouvement El-Islah, Djahid Younsi, de Jil Jadid, Soufiane Djilali, et des anciens chefs de gouvernement, Ahmed Benbitour et Ali Benflis.
L’ancien chef de gouvernement Mouloud Hamrouche n’avait pas assisté à cette réunion alors que Sid-Ahmed Ghozali avait dépêché un représentant.

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