Nationale

Licences et masters en technologie des puces électroniques : Ouverture des inscriptions jusqu’au 3 février

Pour une insertion professionnelle directe.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé, jeudi dernier, l’ouverture des inscriptions des candidatures pour les programmes « Licence nationale » et « Master national » de formation appliquée en technologie des puces électroniques, et ce pour une durée exceptionnelle s’étalant jusqu’au 3 février.

Le ministère a précisé que les étudiants souhaitant postuler au programme de licence nationale doivent avoir finalisé le deuxième semestre de l’année universitaire 2025/2026, tandis que le master national s’adresse à ceux ayant validé le premier semestre de cette même année. Il a ajouté que chaque spécialité est dotée de 20 places.

Il a également été mis en avant que ces formations s’inscrivent dans une stratégie d’insertion professionnelle directe. Les diplômés auront l’opportunité d’intégrer le Centre de développement des technologies avancées (CDTA) et ses filiales, ainsi que des entreprises disposant d’infrastructures technologiques et industrielles avancées, afin de consolider le lien entre formation et emploi dans un secteur stratégique.

Pour la licence nationale, les spécialités proposées sont électronique des équipements industriels et électronique des installations industrielles. La formation sera assurée à l’Université de Blida 1, en partenariat étroit avec le CDTA. Dans le cadre du master national, les spécialités sont fabrication de l’électronique intégrée et conception de l’électronique intégrée, proposées à l’Université M’Hamed-Bougara de Boumerdès, également en collaboration avec le Centre de développement technologique.

Il convient de noter que cette initiative gouvernementale s’inscrit dans une stratégie nationale de renforcement des compétences en microélectronique, domaine stratégique et hautement spécialisé.

Pour rappel, l’Algérie a franchi une étape déterminante dans ce sens à la fin de décembre 2024, avec l’inauguration, à Baba Hassen à Alger, d’une usine dédiée à la conception de puces électroniques relevant du CDTA. Cette infrastructure pionnière est dotée de capacités de conception de puces en technologie avancée de 65 nanomètres, symbolisant une avancée majeure vers la souveraineté technologique du pays.

Cette nouvelle unité, fruit de plusieurs années de développement s’inscrit, dans le cadre d’un plan ambitieux d’intégration des technologies de pointe au sein du tissu industriel national, renforçant l’écosystème scientifique national en ouvrant de nouvelles perspectives pour les ingénieurs et techniciens spécialisés.

Quelques mois plus tard, en avril 2025, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a annoncé que les chercheurs du CDTA avaient réussi à concevoir une première puce électronique algérienne, d’une surface d’environ 1 mm², destinée à être intégrée dans des cartes électroniques. Cette réalisation a ainsi incarné la montée en puissance des compétences locales dans un domaine historiquement dominé par les grandes puissances technologiques mondiales.

En outre, en dehors de la dimension purement académique, ce programme national de formation en technologie des semi-conducteurs s’inscrit dans une volonté plus large de transformation industrielle et numérique. Les semi-conducteurs, composants essentiels de toutes les technologies modernes à l’instar des télécommunications aux systèmes embarqués, en passant par les applications médicales et les réseaux de données, constituent un levier de compétitivité majeur pour toute économie aspirant à maîtriser sa propre chaîne de valeur technologique.

En formant des experts capables de concevoir, fabriquer et valoriser des composants électroniques sophistiqués, l’Algérie mise sur un avenir où la technologie ne sera plus seulement consommée, mais aussi produite, innovée et maîtrisée localement, réduisant ainsi les dépendances extérieures et stimulant la création d’emplois qualifiés à fort impact socio-économique.