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Nationale

Les synagogues pas encore prêtes à être rouvertes

Les synagogues pas encore prêtes à être rouvertes

La liberté de culte est devenue un défi à relever pour l’Algérie qui veut, à partir de cette année, devenir un pays modèle et leader dans la Méditerranée.

La réouverture des synagogues, annoncée en juillet de l’année en cours par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, n’aura probablement pas lieu dans un avenir très proche. C’est ce qu’indique une source dans ce département ministériel, qui évoque « le nombre insuffisant, quant aux normes, du nombre de juifs souhaitant prier dans ces lieux de culte ». C’est l’argument cité par cette source selon laquelle « le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs a rencontré des représentants de la communauté juive en Algérie avec lesquels il a discuté de la réouverture des synagogues, mais le nombre était insuffisant pour la réouverture de ces lieux de culte ».

Mohamed Aïssa avait, rappelle-t-on, évoqué les synagogues d’Algérie. Des médias ont rapporté les propos du ministre qui aurait annoncé « la réouverture des synagogues ». Le ministre a, par la suite, démenti cette information, en expliquant que ses « propos ont été mal compris ».
Il a dit avoir rappelé l’un des principes de la République qui permet l’ouverture de ces lieux de culte pour peu que les conditions sécuritaires s’y prêtent. « J’ai dit au représentant des juifs en Algérie : si vous voulez que le peuple vous accepte, lancez un appel pour dénoncer ce que subissent les Palestiniens à Ghaza et prenez vos distances avec le courant sioniste. Et cela n’est pas encore arrivé. Par ailleurs, rouvrir les synagogues c’est afficher sa judaïté et les juifs d’Algérie ne sont pas près de s’afficher », a-t-il ajouté. Les propos de Mohamed Aïssa coïncidaient avec l’agression israélienne contre la population de Ghaza, favorisant une certaine polémique autour de ses déclérations.

Quelques synagogues étaient ouvertes à travers le territoire national avant d’être fermées au début des années 1990 avec le début du terrorisme. Une partie de la communauté juive a quitté l’Algérie à l’indépendance. Certains juifs y sont restés, mais dans les années 1990 ils sont partis pour fuir les attentats terroristes. L’Algérie a annoncé sa détermination à opter pour le respect de la liberté de culte, notant que la pratique religieuse doit, cependant, être encadrée par les lois de la République.

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