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Nationale

Les PME devraient être accompagnées par des experts agréés

Les PME devraient être accompagnées par des experts agréés

L’expert consultant en PME Salah Beloussif plaide pour la création d’un espace intermédiaire d’experts, de technologues et de conseillers pour accompagner les 800 000 chefs d’entreprises algériens dans leur parcours.

Ces intermédiaires, dont le rôle devrait être défini par un statut juridique, auront pour mission de guider les entreprises nationales à investir dans des créneaux porteurs et productifs et d’orienter les investissements, ce qui aura pour résultat de propulser le tissu industriel des petites et moyennes industries et de diminuer ainsi la mortalité des PME dont le chiffre frôle les 300 000 par an.

 Pour cet ex-chef de cabinet au ministère de la PME, l’entreprise est livrée à elle-même et la plupart des chefs d’entreprises ont une méconnaissance quasi-totale des projets d’investissements et du climat des affaires en Algérie. « La majorité des personnes qui souhaitent monter une PME sont incapables d’avoir leur propre projet et font du copier-coller.

Ils n’ont pratiquement aucune maîtrise du domaine pour lequel ils ont opté, et leur seul souci c’est de contracter du crédit auprès des banques, d’autant que l’apport personnel pour la création d’entreprise ne représente pas plus de 8 %», a-t-il déclaré au Jeune Indépendant en marge des travaux de la conférence économique et sociale qui s’est tenue du 4 au 6 novembre au palais des Nations à Alger.

« Faire accompagner ses PME par des experts agréés minimisera les risques de pertes et permettra aussi de diversifier les projets d’investissements », a-t-il affirmé. Cet expert a également fait remarquer que 80 % des PME en Algérie sont des petites entreprises familiales et le niveau d’instruction de leur chef est généralement bas, ne dépassant pas le cycle moyen.

« Cela explique en partie pourquoi l’entreprise familiale a du mal à évoluer vers une entreprise managériale et à ouvrir son capital aux institutions financières pour une prise de participation. M. Beloussif souligne dans ce contexte l’importance de l’évolution de l’appareil administratif, en passant d’une administration focalisée sur le contrôle préalable et le formalisme à une administration experte orientée vers l’écoute et l’accompagnement de l’entreprise en répondant à ses doléances et requêtes.

Un autre expert du Fonds national d’investissement (FNI) a rebondi sur la complexité dans laquelle évolue le capital investissement en Algérie, du fait que la quasi- totalité du monde de la PME y regroupe des entreprises familiales enclines à n’accepter que des investisseurs étrangers à la famille.

« Il est plus facile pour nous de persuader un capital investisseur de placer son argent au sein d’une PME familiale que de convaincre cette PME de l’accepter dans son capital », a-t-il affirmé en déduisant que le financement des entreprises en Algérie par le capital investissement demeure au stade embryonnaire en raison du frein culturel.

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