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Nationale

Les nouveaux «labels» des groupes terroristes

Les nouveaux «labels» des groupes terroristes

Depuis le temps des GIA, FIDA et jusqu’au GSPC version Aqmi, les terroristes ont toujours cherché les coups médiatiques pour arriver à leurs fins : graver leurs noms dans la mémoire des gens. Aussi, les terroristes changent-ils de « label » pour tenter de survivre. En 2007, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) rencontrait d’énormes difficultés dans le « recrutement » de « djihadistes » en Algérie.

L’ « émir » national de cette organisation, Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, avait tenté de contourner cette difficulté en optant pour l’exploitation du « label » Al Qaïda. Il s’agissait pour lui d’annoncer l’allégeance du GSPC à Al Qaïda dans le but d’attirer les « djihadistes » d’autres pays de la région. L’alliance entre ces deux organisations était beaucoup plus à effet médiatique qu’effective.

Cette allégeance était, à l’époque, profitable et pour le GSPC et pour Al Qaïda. Le GSPC était intéressé pour le « recrutement » de djihadistes étrangers et Al Qaïda pour tenter de faire croire à l’Europe qu’elle pourrait, à travers une « filiale » de l’organisation terroriste d’Oussama Ben Laden, menacer les intérêts du vieux continent en Algérie. 

Al Qaïda était « en brouille » à cette époque avec l’Europe. En Europe, c’est au tour d’Aqmi de subir une « dissidence », après celle au sein du Groupe islamique armé (GIA) dans les années 2000, ayant donné naissance au GSPC.

De cette dissidence est née une nouvelle organisation appelée « Djound Al Khilafa », dont la création a été annoncée le 13 septembre 2014. Cette nouvelle organisation terroriste a, dès sa création, annoncé son allégeance à « l’Etat islamique » (EI ou Daech). Cette fois, c’est d’Aqmi qu’est issue cette nouvelle organisation qui prétend être liée à Daech.

Les dissidents, constatant l’affaiblissement en moyens militaires et le tarissement des moyens financiers d’Aqmi, auraient cherché « une solution de rechange » en tentant de se rapprocher de Daech, réputée être une organisation terroriste « riche » puisque financée et armée par certains pays et exploitant une partie du pétrole syrien et irakien. Le même « stratagème » a été adopté en 2007 par Abdelmalek Droukdel pour tenter de trouver une solution de rechange, face aux difficultés rencontrées dans le « recrutement » de djihadistes en Algérie.

Il n’est pas sûr que Djound Al Khilafa, qui tente par cette allégeance à Daech de survivre, financièrement surtout, dispose de capacités militaires conséquentes. Aqmi, dont cette nouvelle organisation serait issue, ne disposait déjà pas de moyens importants. L’enlèvement puis la décapitation du ressortissant français Hervé Gourdel étant loin d’être « un haut fait d’armes », cet acte ignoble et criminel ne peut, en aucun cas, attester d’une quelconque capacité militaire de Djound Al khilafa.

Ce crime odieux atteste plutôt du caractère inhumain des auteurs de l’exécution d’Hervé Gourdel qui, malheureusement, constituait une cible très facile pour les terroristes qui semblent appeler « au secours » l’organisation terroriste la plus puissante et surtout la plus riche du moment (des informations font état d’environ 1 milliard d’euros par année récolté par Daech).

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