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Nationale

«Le problème du gaz de schiste ne se poserait pas s’il y avait un institut de veille sanitaire»

«Le problème du gaz de schiste ne se poserait pas s’il y avait un institut de veille sanitaire»

Le professeur Abdelouahab Bengounia spécialiste en épidémiologie au CHU Mustapha-Pacha, Alger, a déclaré lors d’une conférence tenue hier à El Moudjahid, que l’Algérie aurait pu éviter les répercussions que connait actuellement le pays, dues à l’exploration du gaz de schiste : « si l’Algérie avait un institut national de veille sanitaire, le problème du gaz de schiste ne se poserait pas, car cet institut aurait permis de détecter tout événement y compris le gaz de schiste, susceptible de modifier ou d’altérer l’état de santé de la population, maladies transmissibles et non transmissibles, catastrophes naturelles ou pollution », a-t-il annoncé M. Bengounia a ajouté que depuis quinze ans, il milite pour la création d’un INVS, institut national de veille sanitaire, un établissement public de santé, doté d’une personnalité morale et d’une autonomie financière et technique, selon lui le rôle de cet institut et d’effectuer une surveillance et une observation permanente de l’état de santé de la population à des fins épidémiologiques, en s’appuyant notamment sur des correspondants publics et privés, ajoutant à cela le rassemblement, l’analyse et l’actualisation des connaissances sur les risques sanitaires, leurs causes et leurs évolutions ! 

« Les spécialistes ont alerté, depuis une dizaine d’années les pouvoirs publics sur la nécessité de la mise en place d’un Institut national de veille sanitaire. Aujourd’hui, cet appel est toujours d’actualité. Le blocage est-il lié à une lenteur administrative ou à un manque de volonté de la part des autorités », a-t-il signalé

« Si cet institut existait, on aurait évité plusieurs épidémiologies que nous avons connues dans le passé ou que nous continuons à subir. Cela nous aurait évité également d’acheter 20 millions de doses de vaccin contre la grippe H1N1 en 2009 et qui n’ont pas été utilisées et 700 mille boîtes de Tamiflu, un médicament contre la grippe », a-t-il souligné.

Selon lui, « Il est inadmissible que la rage et le paludisme existent encore en Algérie », le paludisme qui constitue un risque frontalier comme tant d’autres maladies, en Algérie on a recensé 887 cas de paludisme en 2014, au Mali 2 171 739 cas, en Mauritanie 1 658 834 cas, au Niger 3 525 112 cas, selon des statistiques rapportées par l’OMS, de quoi tirer la sonnette d’alarme.

Par ailleurs, il fait part de son immense inquiétude en ce qui concerne l’hygiène dans les hôpitaux, un sujet d’actualité qui fait couler beaucoup d’encre car la situation y est déplorable. Ce problème se pose aussi bien dans le secteur public que privé où les règles d’hygiène et de sécurité les plus élémentaires ne sont pas respectées.

La plupart, pour ne pas dire toutes les structures de santé publiques et privées offrent un tableau des plus sombres.
 L’accès aux soins est devenu très compliqué aux Algériens, plutôt mourir que se faire soigner dans un hôpital public. Le droit à la prise en charge des malades est bafoué par un manque de place, un manque qui ne devrait pas exister dans un pays si riche comme l’Algérie, a déclaré le professeur.

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