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Nationale

Le prix du mouton égal à cinq barils de pétrole

Le prix du mouton égal à cinq barils de pétrole

Dans un rapport présenté hier par son bureau de Chlef, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) a condamné la montée fulgurante des prix des moutons et de ceux des denrées alimentaires à l’approche de l’Aïd-el-Adha. « Une flambée folle des prix », évoque la LADDH. Le rapport a indiqué que le prix de l’ovin oscille entre 50 000 et 60 000 DA dans les marchés de bétail de Chlef, et ce à trois jours seulement de la fête du sacrifice. L’enquête menée par les militants de la LADDH de Chlef a concerné, selon le rapport, deux marchés de bétail, ceux de Chlef et de Zeboudja. Là, explique-t-on, le mouton a rejoint la liste déjà longue des produits dont les prix sont hors de portée des consommateurs.

Les citoyens de Chlef, ajoute le rapport, n’arrivent plus à s’approvisionner en produits de base devant la cherté des prix. A cela s’ajoute le prix du mouton qui dépasse tout entendement. « Nous avons constaté que le prix de l’agneau est situé entre 35 000 et 45 000 DA, tandis que le mouton est vendu entre 50 000 et 60 000 DA, soit l’équivalent de cinq barils de pétrole », explique la LADDH. L’approche de l’Aïd-el- Adha constitue ainsi une aubaine pour les maquignons qui ont envahi les deux marchés pour gagner encore plus d’argent, souligne le rapport. « Les éleveurs issus des wilayas limitrophes, en plus de ceux de Chlef, ont trouvé une bonne opportunité pour galvaniser les prix des moutons, mettant ainsi le pouvoir d’achat du citoyen en péril », poursuit la LADDH. Par ailleurs, dans le rapport, certains éleveurs ont déclaré que des étrangers, parmi eux des gens richissimes, ont envahi les marchés de bétail pour acheter des troupeaux de moutons avant de les vendre à des prix fous. Ainsi, Hadj Kadour, très connu dans la wilaya de Chlef, a indiqué que « nous avons été surpris par la présence de personnes étrangères, très riches, venues de divers horizons, ici dans les deux marchés. Elles ont envahi les deux marchés à bestiaux, acquérant la majorité des ovins. Leur objectif est de contrôler les prix du marché et d’imposer les leurs ». La LADDH indique qu’à ces prix il sera très difficile pour le citoyen de classe moyenne d’acquérir un mouton.

C’est de la folie. D’autre part, dénonçant une autre pratique illégale, la LADDH de Chlef a indiqué dans son rapport que les grossistes de la ville recourent au stockage de produits alimentaires de base, et ce à quelques semaines de l’Aïd, pour ensuite les vendre à des prix exorbitants. « Notre enquête a bien illustré cette pratique déloyale de la part de nombreux grossistes de la ville. En plus, la plupart des commerçants de Chlef s’élèvent contre cette pratique illégale des grossistes qui dissimulent des marchandises pour les vendre plus cher à quelques jours de l’Aïd-el- Adha », dénonce le bureau de la LADDH de Chlef. L’enquête de la LADDH a concerné les marchés de fruits et légumes de Hai El-Salem, de Hai El Houria et de Hai Ben Souna, où une flambée des prix de 55 à 60% a été signalée. Le prix de la courgette, à titre d’exemple, tournait autour des 40 DA/kg pour atteindre les 100 DA à quelques jours de la fête du sacrifice, persiste et signe la LADDH. Même chose pour les tomates où le kilo valait 40 DA pour atteindre 80 DA. Pour la pomme de terre, le prix est passé de 35 à 80 DA/kg en quelques jours. Sur un autre plan, la LADDH a dénoncé l’absence totale des contrôleurs du ministère du Commerce, surtout en cette période sensible où leur présence est plus que nécessaire.

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