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Nationale

Le FFS en tÊte du peloton

Le FFS en tÊte du peloton

Les choses commencent sérieusement à s’accélérer au niveau politique. Une source digne de foi a révélé au Jeune Indépendant que la révision de la Constitution aura lieu à la fin du premier trimestre de l’année 2015.

La loi fondamentale sera validée par le Parlement qui se réunira en séance extraordinaire juste après l’approbation de la classe politique du projet de révision. Le texte ne sera pas soumis à un référendum populaire ajoute cette source. Entre-temps, deux faits politiques marquants de ce début de semaine se distinguent largement au vu de leur importance dans l’agenda politique du pays.

D’abord, le FFS, qui propose le 24 février, date anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, pour la conférence nationale de consensus et ensuite l’appel hier par le SG du FLN, Amar Saâdani à toute la classe politique à se rencontrer et à s’unir afin d’œuvrer à la préservation de la stabilité et de la souveraineté nationales. L’évolution de cette alliance entre le premier parti au pouvoir et le leader de l’opposition n’est pas fortuite.

Elle commence même à donner du fil à retordre à ses opposants. Ces deux formations se sont plusieurs fois associées à une initiative politique. La plus médiatisée d’entre-elles est celle de San ‘Egidio en 1995 lorsque le FLN de feu Mehri avait soutenu le communiqué final de la rencontre, lequel communiqué appelait le pouvoir à ouvrir un dialogue national sans exclusive.

Si à l’époque, le refus du pouvoir incarné alors par Zeroual était justifié par le danger que représentait sur la sécurité nationale du pays la montée du terrorisme, aujourd’hui, celui-ci est bien conscient qu’un éventuel refus risque de mettre à mal l’unité et la cohésion du pays.

Mais cette initiative a-t-elle toutes les chances de réussir ? Mohand Amokrane Chérifi, membre de l’instance présidentielle, donne un début de réponse à cette interrogation exprimée par tout le monde : il est dit en substance que les partis consultés n’ont pas exprimé un refus catégorique de participer à la conférence, attendant d’avoir plus d’informations sur l’événement, de consulter leurs organes dirigeants ou de voir réunies certaines conditions ou garanties. Ces partis attendent donc le feu vert de leur base et en même temps, continuent de suivre l’évolution de cette initiative.

Les partis au pouvoir craignant que cette conférence ne soit un cadre de contestation de la légitimité du Président et de remise en question des acquis et de la continuité de l’Etat. Quant à certains partis membres de la CNLTD, une telle démarche n’aurait de sens, pour eux, que si le pouvoir était effectivement représenté au niveau adéquat et prêt à négocier les modalités d’une transition pour une sortie de crise.

Saâdani à la rescousse du FFS

Venant à la rescousse du FFS dont l’initiative bat de l’aile, Amar Saâdani, a appelé toute la classe politique et les cadres du pays à un « débat national » pour protéger l’Algérie contre un complot ourdi par des pays étrangers, visant à la soumettre économiquement par la baisse du prix du pétrole, après avoir échoué à le faire militairement avec les soulèvements dit du « Printemps arabe » qui, a-t-il dit, « n’ont amené que guerre et désolation ».

Selon le SG du FLN, ce complot, qui vise à soumettre certains pays, « est le même que celui ourdi en 1988 et qui a abouti à la disparition de l’Union soviétique (URSS) et au terrorisme en Algérie ». « Aujourd’hui, c’est une guerre économique qui est menée contre notre pays à travers la baisse anormale des prix du pétrole », a-t-il soutenu.

L’orateur a déploré que des partis politiques « mus uniquement par des intérêts personnels et la course au pourvoir, aient refusé l’appel à un débat lancé par un parti national, connu pour son nationalisme, à savoir le FFS, mais qui ont accouru pour rencontrer une délégation de l’Union européenne (UE). Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle du parti, a révélé hier que celui-ci s’est accordé avec de nombreux acteurs de la scène politique sur plusieurs points portés par l’initiative de reconstruction du consensus national, proposée au débat.

Le FFS prendra le temps nécessaire pour préparer la conférence de reconstruction du consensus national en vue de garantir son succès et la participation de tous les acteurs, a soutenu Laskri.
Il a, en outre, estimé que le succès de cette initiative, auprès de tous les acteurs de la scène politique nationale, est dû au fait qu’elle soit « ouverte à tous, et exempte de préalables ».

L’idée d’élargissement du débat au pouvoir est « également ancienne et remonte à 2011 », a-t-il souligné, rappelant que le FFS avait voulu impliquer le pouvoir dans le débat autour de différentes affaires politiques, car l’objectif est le succès de l’initiative dans l’intérêt de l’Algérie », a-t-il dit.

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