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Le dépistage précoce : Un barrage au cancer du sein

Le dépistage précoce : Un barrage au cancer du sein

Une journée d’information sur le cancer du sein a été organisée, hier, à l’Ecole supérieure des sciences de l’aliment et des industries agroalimentaires (ESSAIA), et qui a porté sur la sensibilisation sur l’intérêt du dépistage précoce, à l’occasion de la célébration d’ »Octobre rose « .« Le dépistage du cancer du sein est le meilleur moyen d’éviter un cancer à un stade avancé ». 

C’est ce qu’a déclaré le docteur Abdelwahab du Centre Pierre et Marie-Curie (CPMC) d’Alger. Et d’ajouter que « ce dépistage mammographique n’élimine pas un cancer, mais permet de le diagnostiquer rapidement et d’en guérir définitivement « . Elle a précisé que « cette mammograghie doit se faire à partir de quarante ans, car avant cet âge cette technique ne sert pas à grand chose « .

A cette occasion, elle a tenu à rappeler que « ce n’est plus un tabou » et qu’avec un dépistage à temps neuf personnes sur dix peuvent guérir du cancer.

Une pathologie qui touche actuellement une personne sur huit. La spécialiste a tenu aussi à expliquer que « le dépistage consiste à chercher une lésion chez une personne asymptomatique », ce qui permet de détecter l’existence ou non d’une anomalie, précise-t-elle.

Le docteur Amari du service de médecine du travail au CPMC, une autre spécialiste en oncologie présente à cette journée, a tenu également à rappeler l’importance du dépistage précoce pour lutter contre ce type de cancer.

Elle a, à cette occasion, fait un état des lieux au CPMC, en signalant qu’ »on est passé de près de 200 cas en 1982 à 1200 en 2016, pour ce qui est du cancer du sein, avec une moyenne d’âge de 47 ans « .

Cependant, ce cancer touche aussi les plus jeunes, car « 20% de ces femmes ont moins de 40 ans et 12% moins de 35 ans « . Un cancer qu’elle qualifie de « jeune « en le comparant avec des pays européens où le mal surgit à un âge plus avancé. Elle a aussi tenu à rappeler les facteurs de risque à l’origine, en citant les facteurs hormonaux, les traitements de stérilité, l’alimentation, le tabac… Mais aussi la prédisposition génétique et la sédentarité.

Et d’appeler les femmes à se faire consulter régulièrement, « contrairement à ce qui se fait actuellement « , selon elle. « La consultation ne vient qu’après la découverte du nodule palpable « , ce qui peut compliquer la situation par la suite. Cependant, le docteur Amari a tenu à rassurer que la mortalité « reste stable « grâce au diagnostic précoce et à la thérapie.

De son côté, Mme Ben Mahdi, la directrice de ESSAIA, se dit fière d’organiser ce genre de manifestation, « la troisième dans son genre « .
Ce qui permet, dit-elle, de casser les tabous et d’inciter la communauté estudiantine à consulter pour une meilleure prévention « .

Et d’enchaîner : « C’est la manière la plus efficace pour transmettre le message à cette frange de la société ». Il est important de rappeler que le cancer du sein est la première pathologie qui a tendance aujourd’hui à toucher la femme de plus en plus jeune, et le dépistage est la meilleure solution pour y faire face.
L.

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