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Nationale

Le coup de gueule du commissaire

Le coup de gueule du commissaire

Le torchon brûle entre le commissaire de « Constantine capitale de la culture arabe » et sa désormais ex-chargée de la communication.

Une mise au point publiée par Benchikh El-Hocine n’a pas du tout été amène avec l’ex-chef du département de la communication de la future capitale culturelle arabe, la jugeant inapte à assumer le rôle qui lui a été assigné.

Le commissaire s’est ainsi rendu compte plusieurs mois après son installation que la « dame » manquait de professionnalisme et était totalement défaillante en matière de communication. Des faits pour lesquels cette personne » était « maintes fois rappelée à l’ordre », lit-on dans le document.

Benchikh El-Hocine a usé de termes, le moins que l’on puisse dire blessants, envers son ex-collaboratrice qui n’avait pas, selon lui, à « s’immiscer dans la gestion financière du commissariat », oubliant le fait que malgré le poste qu’elle occupait, Mme Souici ne pouvait se débarrasser de son statut de citoyenne constantinoise à part entière.

Ce bras de fer est ainsi mis au grand jour après que Mme Souici Fouzia eut recouru à un titre de presse pour expliquer les raisons l’ayant poussée à prendre, lundi dernier, la décision de quitter le staff de Benchikh El Houcine. Mme Souici, usant d’un ton peu tendre envers certains membres du commissariat, n’a guère hésité à accuser ce qu’elle qualifie de « camp des prédateurs » de nager en eaux troubles. Elle les accuse, entre autres, d’avoir refusé une proposition des acteurs de la société civile pour la création d’un « comité de veille et de surveillance des dépenses des deniers publics ».

Elle accuse aussi le camp de prédateurs » de vouloir limiter sa mission à un rôle de « faire-valoir ». Rôle qu’elle se dit avoir refusé à assumer. Elle cite l’exemple des spots publicitaires qu’elle a eu du mal à confier à des cinéastes talentueux de la région, pour la simple raison, a elle dit, que dans ce genre d’activité il y a des milliards en jeu et qu’il était difficile d’octroyer de tels marchés à des « amateurs de Constantine » sachant dit-elle, que c’est « une chasse gardée de petits nababs venus d’Alger ».

Et ce n’est certainement pas le « Qaf » du logo « imposé » aux Constantinois qui viendra contredire ce qu’a dénoncé l’ex-chargée de communication. Un logo qui, rappelons-le, a provoqué l’indignation des professionnels de la communication de la ville des Ponts, dont certains n’ont d’ailleurs pas hésité à faire « gratuitement » des propositions de logo qualifiées par les spécialistes de beaucoup plus intéressantes.

Pour revenir à la mise au point du commissaire, ce dernier n’hésite pas aussi à prendre à témoin les Constantinois qui, pour lui, commencent à « espérer et à rallier avec conviction la dynamique d’appropriation de l’événement enclenchée par le commissariat ». A en croire le branle-bas de combat, cette dynamique n’est nullement perceptible et le désordre créé jusque-là n’augure nullement d’une quelconque dynamique, hormis celle des salons pompeux des officiels.

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