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Nationale

Le Cnapeste aujourd’hui chez Benghebrit

Le Cnapeste aujourd’hui chez Benghebrit

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a décidé d’inviter le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest-élargi), qui entame sa quatrième semaine de grève consécutive, à une réunion de travail qui se tiendra aujourd’hui au siège de son département.

La réussite de cette rencontre sera décisive pour le secteur, car elle permettra de sauver l’année scolaire si des résultats positifs sanctionnent la rencontre.

Le contraire risque de mener le secteur à la dérive. Ainsi, les deux acteurs devraient trouver un terrain d’entente afin de mettre fin à une situation embarrassante pour les élèves et pour leurs parents.
Cette réunion sera-t-elle convaincante ? La grève sera-t-elle gelée ? Joint hier par téléphone, le chargé de la communication du Cnapest-élargi, Boudiba Messaoud, a indiqué que « si la réunion est concluante, nous convoqueront le conseil national qui décidera de la poursuite ou de la suspension de la grève entamée depuis quatre semaines, mais la grève se poursuit en attendant ».

Selon notre interlocuteur, toutes les questions en suspens seront traitées, dont celle, épineuse, relative à la révision du statut particulier.

Cette réunion importante prouve en effet la volonté de la tutelle de chercher des solutions aux problèmes du secteur et d’ouvrir la porte du dialogue avec ses partenaires sociaux, notamment après avoir procédé à la dénonciation du recours à la grève et menacé de ponctions sur les salaires des grévistes. En tout cas, les différents acteurs de l’éducation, entre autres ministre, syndicalistes et parents d’élèves souhaitent que la réunion soit l’occasion pour mettre fin à la crise.

Cette rencontre intervient après la réunion du 18 février dernier, où le Cnapest-élargi avait claqué la porte du dialogue et s’était retiré avant la fin de la rencontre. Cette dernière a été marquée par le refus des syndicalistes présents de signer le procès-verbal.

La raison invoquée par les contestataires est l’absence d’« une charte d’éthique et de stabilité ». En effet, depuis sa nomination, Mme Benghebrit multiplie les appels pour essayer de convaincre les partenaires sociaux de renoncer à leur grève.

Elle a privilégié les réunions bilatérales avec les syndicats qu’elle reçoit séparément. Cette manière de procéder n’a rien donné, étant donné que la situation s’est aggravée après la création de l’intersyndicale qui regroupe sept syndicats.

Benghebrit a considéré que « le dialogue institutionnel est une nécessité au niveau du secteur », d’où l’importance, selon elle, de créer un organe de médiation. Le but est de faciliter les discussions avec les syndicats. Il est utile de rappeler que le mouvement de grève déclenché par le Cnapest-Elargi est motivé par la non-prise en charge des doléances des travailleurs de l’éducation à ce jour.

De ce fait le Cnapeste, par la voix de son chargé de communication et de l’information, appelle la tutelle à procéder à l’application des engagements contenus dans les PV de rencontre signés entre les deux parties, qui datent depuis 2013. Pour rappel, ce syndicat lutte depuis plusieurs années pour exiger « une intégration, sans distinction, aux grades de base, en instituant la catégorie 11 pour les enseignants du primaire et la catégorie 12 pour ceux du moyen, tout en définissant le mécanisme permettant le passage des grades de base aux grades supérieurs (principal et formateur) créés par le nouveau statut particuliers ».

Le Cnapest-Elargi réclame également « la revalorisation des heures supplémentaires par la révision des textes en vigueur, l’application des textes régissant la médecine du travail, l’octroi d’un quota de logements pour les enseignants du secteur de l’éducation nationale et la retraite après 25 années de service effectif ».

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