L'Algérie plaide pour une transition de 12 à 16 mois au Mali – Le Jeune Indépendant
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Nationale

L’Algérie plaide pour une transition de 12 à 16 mois au Mali

L’Algérie plaide pour une transition de 12 à 16 mois au Mali

L’Algérie a plaidé pour une période de transition de 12 à 16 mois pour le retour de l’ordre constitutionnel au Mali dont la crise avec la CEDEAO s’est exacerbée au lendemain des sanctions prises par ce rassemblement régional contre les autorités de Bamako qui ont décidé de prolonger la transition à cinq ans.

« En sa double qualité de chef de file de la Médiation internationale et Président du Comité de suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, et à titre également de pays voisin partageant une longue frontière terrestre ainsi qu’une longue histoire de bon voisinage et fraternité avec le Mali, et à l’occasion de ses interactions récentes avec les autorités maliennes, tout en mettant en garde contre les conséquences politiques, sécuritaires et économiques que peut avoir toute transition longue telle que celle envisagée par la partie malienne, l’Algérie a plaidé pour un dialogue serein et réaliste avec la CEDEAO en vue de parvenir à un plan de sortie de crise qui tienne compte des exigences internationales et des aspirations légitimes du peuple malien, ainsi que des facteurs endogènes liés aux dynamiques nationales maliennes », indique le communiqué de la Présidence.

« C’est dans cet esprit que le Président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, a, dans l’audience qu’il a accordée le 6 janvier courant à une délégation malienne de haut niveau, insisté sur la nécessité pour les autorités de la transition du Mali de s’engager à faire de l’année 2022 celle de l’instauration d’un ordre constitutionnel malien rassembleur et consensuel ayant pour objectif de consacrer les acquis et les préconisations de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d’Alger », souligne le communiqué.

Lire aussi: L’Algérie exige un retour à l’ordre constitutionnel au Mali avant fin 2022

« Le Président Abdelmadjid Tebboune qui a fait valoir l’exigence d’une approche inclusive répondant à la complexité des problèmes structurels et conjoncturels et aux défis que le Mali doit relever, y compris dans la lutte contre le terrorisme, a estimé raisonnable et justifiable une période de transition d’une durée ferme de douze (12) à seize (16) mois », ajoute la même source.

« Le Président de la République a réitéré l’attachement indéfectible de l’Algérie à la souveraineté, à l’unité et l’intégrité territoriale de la République du Mali, et a encouragé les dirigeants de la transition à l’adoption d’une attitude responsable et constructive », poursuit le communiqué.

« Devant les risques graves et les épreuves que portent en elle la panoplie de sanctions massives annoncées par le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO ce 9 janvier à Accra, ainsi que les contre-mesures annoncées par le gouvernement de la République du Mali, l’Algérie appelle toutes les parties à la retenue et au réengagement dans le dialogue en vue d’éviter à la région un engrenage de la tension et une exacerbation de la crise », précise la même source.

« Dans la fidélité au principe de la promotion de solutions africaines aux problèmes de l’Afrique qui fonde les contributions qualitatives au sein de l’Union africaine, l’Algérie exprime sa pleine disponibilité à accompagner activement la République du Mali et la CEDEAO dans la voie salutaire de la compréhension mutuelle autour d’une vision solidaire qui sauvegarderait les intérêts supérieurs du Peuple malien frère », conclut le communiqué.

L’Algérie a exhorté lundi 10 janvier les autorités de transition au Mali à mettre en ouvre au plus tard cette année le retour à l’ordre constitutionnel conformément aux “exigences internationales et des aspirations légitimes du peuple malien” au moment où la tension entre la CEDEAO et Bamako s’est exacerbée depuis dimanche.

Les États d’Afrique de l’Ouest ont adopté, dimanche 9 janvier, à Accra, des sanctions qualifiées de “très dures” envers les autorités de la transition au Mali.

Les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), siégeant à huis clos dans la capitale ghanéenne, ont réagi au projet de la junte de continuer à diriger le pays jusqu’à cinq années supplémentaires et au manquement de la part des autorités de la transition à l’engagement d’organiser le 27 février prochain des élections présidentielle et législatives qui auraient ramené des civils à la tête du pays.

La Cédéao a décidé de fermer les frontières avec le Mali au sein de l’espace sous-régional et de suspendre les échanges commerciaux autres que les produits de première nécessité, affirme un communiqué lu à l’issue du sommet. Elle a aussi décidé de couper ses aides financières et de geler les avoirs du Mali à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les pays membres vont aussi rappeler leurs ambassadeurs au Mali.

Les dirigeants de la Cédéao ont entériné les mesures prises lors d’un sommet de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) précédant immédiatement le leur, a dit sous le couvert de l’anonymat un participant au sommet, parlant de mesures “très dures”.

Ces sanctions prennent effet immédiatement, ont-ils précisé. Elles ne seront levées progressivement que lorsque les autorités maliennes présenteront un calendrier “acceptable” et que des progrès satisfaisants seront observés dans sa mise en œuvre. Elles sont plus rigoureuses encore que celles adoptées après le premier putsch d’août 2020.

Les autorités maliennes ont condamné “énergétiquement” ces sanctions jugées “illégales” et accusé les membres de la Cédéao d’être “instrumentalisés” par des “puissances extrarégionales”, sans les nommer.

Dans un communiqué lu à la télévision par le porte-parole Abdoulaye Idrissa Maïga, le gouvernement malien de transition a promis de fermer à son tour ses frontières aériennes et terrestres avec les pays membres de la Cédéao, de rappeler ses ambassadeurs et a annoncé qu’il se réservait le droit de reconsidérer son adhésion à la Cédéao et à l’UEMOA.

En réaction à ses développement, le communiqué des affaires étrangères conclu que “dans la fidélité au principe de la promotion de solutions africaines aux problèmes de l’Afrique qui fonde les contributions qualitatives au sein de l’Union Africaine, l’Algérie exprime sa pleine disponibilité à accompagner activement la République du Mali et la CEDEAO dans la voie salutaire de la compréhension mutuelle autour d’une vision solidaire de l’avenir commun de tous les peuples africains.”

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