L’Algérie désignée dans un groupe de médiation sur la crise en Ukraine
L’Algérie été désignée ce mercredi par les ministres de la ligue arabe, réunis au Caire (Egypte) dans un groupe de médiation afin de contribuer au règlement pacifique du conflit en Ukraine. C’est ce qu’a indiqué un communiqué du ministère des affaires etrangères.
Le groupe comprend l’Algérie, le Soudan, l’Irak, l’Égypte et le SG de la Ligue arabe. Sa mission : suivre et mener les consultations et les contacts nécessaires avec les parties en conflit afin d’arriver à une solution diplomatique de la crise. Ce groupe a été mis sur pied, après les critiques de plusieurs parties sur le silence et le recul des Etats arabes par rapport à cette guerre, alors qu’en parallèle, l’entité sioniste a dépêché en toute urgence son chef du gouvernement à Moscou et dans d’autres capitales occidentales, en se présentant comme médiateur.
Lire aussi: Des mercenaires de 52 pays sont entrés en Ukraine
La création de ce groupe survient près de deux semaines après le début du conflit le 24 février et qui a secoué le monde occidental et mis en alerte le monde entier en raison de ses incalculables répercussions géopolitiques et économiques.
Lors de la session extraordinaire d’urgence sur l’évolution de la situation en Ukraine tenue par l’ONU le 1er mars dernier, l’Algérie s’est abstenue, tout comme le Soudan et l’Irak alors que l’Egypte a voté en faveur de la résolution dénonçant l’intervention militaire russe.
Lire aussi: Ukraine: Huit ans de crimes de guerre au Donbass
L’ambassadeur d’Algérie à l’ONU avait alors appelé les deux parties au dialogue. L’Algérie « ne peut que se joindre à tous les efforts et appels diplomatiques visant à apaiser les tensions actuelles, et à privilégier les vertus du dialogue afin de promouvoir le vivre ensemble en paix entre les pays dans l’intérêt de la paix et de la sécurité internationales», a-t-il déclaré.
Outre la question palestinienne et les efforts de réunification des différentes organisations, d’autres points seront débattus, comme le conflit arabo-israélien et la perspective de reprise des négociations avec Tel Aviv sur la base de résolutions nouvelles, la question de la normalisation avec l’entité sioniste et la sécurité des pays arabes, ainsi que le retour de la Syrie comme membre de plein droit dans l’organisation panarabe. Des diplomates avaient suggéré que lors de ce sommet, le processus de la réforme de la Ligue arabe serait lancé, mais aucun projet ou texte n’a été déposé à l’examen ou proposé.