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Nationale

La morosité s’installe sur les marchés pétroliers

La morosité s’installe sur les marchés pétroliers

Encore un recul hier des cours du brut, après la nette baisse d’avant-hier constatée lors des échanges européens. Toutes les promesses faites par les gros producteurs et les belles déclarations optimistes des autres n’ont pas dissuadé les investisseurs.

Le baril du brent valait un peu plus de 50 dollars, un prix qui semblait encore fragilisé par d’autres circonstances. Déjà que les échos qui proviennent de Chine mettent à mal les anticipations des marchés.

C’est ainsi que les données des raffineries chinoises inquiètent les marchés. Ces raffineries montrent que la demande chinoise en pétrole brut a baissé, bien plus que prévu.

Des chiffres qui ont jeté un peu de froid sur les cours, alors que les stocks américains de la semaine dernière avaient sauvé quelque peu les marchés. Mais voilà que même la demande américaine risque de flancher, selon des analyses faites par des cabinets d’expertise.

En septembre, cette demande ralentit normalement avec la rentrée des vacances, mais quand on ajoute une production qui augmente, notamment avec les puits et les forages de schiste, cela donne une augmentation des exportations américaines, d’où une très possible baisse des prix.

Pour les experts, le recul des cours est très attendu dans les prochaines semaines, même si la tension géopolitique et les menaces d’intervention militaire pèsent lourdement sur le Venezuela.

Car, en vérité, une demande mondiale moins robuste et une économie occidentale toujours en latence n’encouragent guère les marchés. De plus, il existe une certaine indiscipline chez les signataires de l’accord de Vienne entre l’OPEP et ses partenaires non affiliés sur la limitation de la production.

Or, si aujourd’hui l’Arabie saoudite actionne un autre levier que la production, cela veut dire que ses objectifs stratégiques ne sont pas atteints. Ryad vient en effet de décider non seulement de respecter son seuil de production, soit une baisse importante, mais aussi de réduire considérablement ses propres exportations.

Une promesse qui risque de jouer des mauvais tours à la spéculation et aux marchés pétroliers qui guettent la moindre faille. En termes de volume, la baisse des exportations saoudiennes ne signifie pas seulement une perte des parts des marchés, mais pourrait, à la longue, devenir un excellent moyen de raffermir les prix.

Baisser 500 000 barils/jour de la totalité de ses exportations est l’équivalent d’un budget d’Etat et exactement beaucoup plus que la production de plusieurs pays partenaires avec l’OPEP.
Seul brin d’espoir : la prochaine publication officielle, prévue aujourd’hui, des chiffres sur les réserves américaines. Des experts pensent que le recul est évident, mais pas au point de booster les prix du brut.

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