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Nationale

La culture repousse la distribution de logements à Constantine

La culture repousse la distribution de logements à Constantine

Constantine sous les lampions du fait culturel semble avoir relégué aux calendes grecques ses soucis.

Le problème du logement, préoccupation essentielle pour ne pas dire principale de beaucoup d’Algériens, semble jusque-là avoir été confiné dans une stratégie officielle soucieuse surtout de la bonne image de la cité cirtéenne, capitale de la culture arabe, vitrine de la bonne gouvernance d’Alger.

Annoncée pour le début de l’année avant de se voir repousser au mois de mars et finalement approximativement au printemps, l’opération de distribution de près de 5 000 logements publics locatifs semble finalement ne point avoir de place au milieu d’une cacophonie culturelle à laquelle est soumise Constantine depuis le 16 avril.

Tenues en haleine depuis des années des milliers de familles sans toit risquent de perdre patience et ne plus croire aux discours auxquels elles ont jusque-là patiemment adhéré. Bien que des scènes de colère aient été observées durant les deux derniers mois, et que des rumeurs persistantes ont d’ores et déjà fait écho d’une probable montée au créneau de demandeurs impatients désormais sur le qui-vive. Soupçonnées d’avoir été soigneusement « ficelées », des listes font en effet parler la rumeur.

Constantine, où le projet de la ville nouvelle avait suscité beaucoup d’espoir, continue de souffrir du peu de recasement. Hormis celui opéré par M. Nourredine Bedoui, prédécesseur de l’actuel chef de l’exécutif, les demandeurs de logement sont restés sur leur faim. En effet, Bedoui avait, parallèlement à une éradication de bidonville, été à l’origine de la formule LPA, une formule de pré affectation qui avait en son temps été plutôt bien accueillie.

Seulement, la débidonvillisation de la cité des Ponts avaient suscité beaucoup d’espoir, mais force est de constater que la vie sous taudis érigée en culture a fini par prendre le dessus et des centaines de baraques ont poussé comme des champignons devant le regard presque « complaisant » des autorités locales.

Quelques-uns parmi les plus grands bidonvilles ayant ceinturé plusieurs décennies la capitale de l’Est n’ont pu résister aux efforts fournis par les responsables, à l’image de Guettar El-Aïch et Oued El-Had.

Cela, au moment où l’on susurre qu’un probable renvoi sine die de l’opération de distribution, probablement à l’après 2015, n’est pas à écarter. Soucieux de maintenir en l’état leur image, déjà suffisamment altérée par le nombre incalculable de soucis pour ne pas dire de scandales ayant émaillé les préparatifs de la capitale culturelle, les autorités sont dans une situation peu enviable.

Aux critiques acerbes d’artistes et intellectuels « marginalisés » les accusant de faire main basse sur le volet culturel de la cité, le volet social pourrait remuer encore plus la tranquillité d’une ville déjà suffisamment secouée.

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