Intégration de l’Algérie aux BRICS : Jil Jadid lance le débat  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Intégration de l’Algérie aux BRICS : Jil Jadid lance le débat 

Intégration de l’Algérie aux BRICS : Jil Jadid lance le débat 

L’intégration de l’Algérie dans des ensembles économiques ou des blocs de pays émergents a suscité un engouement certain dans les milieux politiques. Le débat est lancé surtout sur les capacités de l’Algérie à se positionner par rapport aux nouvelles données mondiales.

Le parti Jil Jadid s’est penché, dans sa traditionnelle conférence périodique organisée par son conseil scientifique, sur les nouvelles donnes induites par les bouleversements dans le monde avec en toile de fond la crise en Ukraine et ses répercussions géopolitiques.

D’emblée, le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, a affirmé que la conjoncture mondiale est en faveur de l’Algérie pour qu’elle puisse arracher une meilleure place sur la scène internationale. Il a souligné que notre pays doit appartenir à un groupe, en dehors des coalitions régionales et locales habituelles, et adhérer à un programme de développement multilatéral, à l’instar du bloc des pays émergents BRICS.

Mais, l’Algérie est-elle prête à intégrer cet ensemble ? Qu’a-t-elle à gagner ? 

Ce sont les questions sur lesquelles se sont penchés, ce samedi, les participants au débat du conseil scientifique de ce parti.  Sofiane Djilali a assuré que les chances d’adhésion de l’Algérie aux BRICS sont grandes de par ses atouts et ses potentialités énormes, car elle peut les intéresser, notamment, par sa position géographique importante et sa doctrine politique. 

Pour lui, la Chine et la Russie ont bien compris les atouts de l’Algérie et veulent en faire une porte d’entrée pour tout le continent africain. « Ces deux pays ont besoin d’un pays comme l’Algérie non pas à cause de son PIB qui n’est pas bon à l’heure actuelle, mais grâce à son apport géographique et géopolitique», a-t-il indiqué. 

Pour l’Algérie, explique-t-il, la force politique que constitue cette alliance peut amener notre pays à un nouvel ordre économique. « Alger pourrait, avec les BRICS, rompre son isolement qui l’a transformé en simple consommateur. Intégrant ce système, le PIB de l’Algérie peut évoluer, grâce à son fort potentiel », a-t-il ajouté.  

Le chef du Jil Jadid a tenu à souligner l’importance de cet espace de réflexion engagé par son parti qu’il souhaite voir devenir une tradition, insistant sur l’importance pour l’Algérie de se positionner face à l’ensemble de contraintes qu’impose l’environnement extérieur.  Il s’agit, entre autres, de la mondialisation, la globalisation financière, le changement climatique et la raréfaction de l’eau, le reflux de la production des hydrocarbures et enfin la mondialisation des cultures. 

Pour sa part, l’invité de la conférence, Mahfoud Kaoubi, expert en économie, a estimé que le poids du bloc des pays émergents BRICS est important pour l’Algérie, qui doit, selon lui, s’inspirer de l’expérience de la Chine et du Brésil, et bénéficier surtout des mêmes opportunités qu’ils leur ont été offertes dans le cadre de la dynamique du groupe. 

En termes de chiffres, l’expert a montré comment la Chine a réussi, durant une trentaine d’années, à passer d’un PIB de 350 milliards en 90 à 18 000 milliards de dollars. « Le commerce extérieur chinois a progressé de 16%, idem pour le Brésil qui est la troisième économie des BRICS et la principale puissance économique du continent sud-américain. Le PIB du Brésil a augmenté de manière considérable en l’espace de 10 ans, passant de 500 milliards à 4 000 milliards de dollars », a-t-il avancé, expliquant que ces chiffres peuvent encourager l’économie algérienne. 

Concernant l’adhésion de l’Algérie au bloc des pays émergents BRICS, Mahfoud Kaoubi a fait savoir que la Russie et la Chine ont déjà donné leur accord. « En principe, il n’y a ni problème ni opposition de la part des autres pays. Pour lui, l’Algérie par son poids diplomatique et son potentiel économique, peut jouer un rôle important et complémentaire dans la réalisation des objectifs du BRICS, notamment, en ce qui concerne la répartition des richesses et aussi le volet multipolaire. 

Cette adhésion mettra l’Algérie à l’abri des problèmes et des agressions extérieures. « Cela pourrait également faire de nous, un pays développé, en mettant en œuvre les programmes qu’il faut, dans les délais qu’il faut et surtout de construire des institutions ou l’égalité, la justice et la compétition pourront créer une synergie nécessaire, pour qu’on puisse tirer profit des opportunités », a-t-il affirmé. 

L’économiste a également insisté sur l’importance de ce genre d’appartenance, notamment, sur le plan financier. « L’Algérie pourra bénéficier de financements et d’avoir des projets dans tous les domaines d’activité avec les BRICS, ces derniers disposent d’une aisance financière et de capacités de transferts de technologie, deux points essentiels pour le développement économique de notre pays», a-t-il soutenu. 

Il faut rappeler, qu’en juillet dernier, le président Tebboune avait annoncé que l’Algérie envisageait d’adhérer aux BRICS. 

 

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