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Nationale

Hadj Nacer : Les résérves de change sont de 400 milliards de dollars»

Hadj Nacer : Les résérves de change sont de 400 milliards de dollars»

L’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, Hadj Nacer, a lâché un pavé dans la mare lors de l’université d’été de l’association RAJ qui s’est tenue récemment à Béjaïa.

Une bombe médiatique à l’image de celle lâchée par l’ex-chef de gouvernement Abdelhamid Brahimi, durant les années 1980, à l’époque du parti unique, où il avait annoncé que plus de 26 milliards de dollars se sont évaporés sous forme de pots de vins. Hadj Nacer a estimé les réserves de l’Algérie à l’étranger ont atteint 400 milliards de dollars, contredisant ainsi le chiffre officiel selon lequel elles sont de l’ordre de 200 milliards.

Qui dit vrai ? Et d’où tire-t-il ces informations?  Reconverti en analyste financier, Hadj Nacer a critiqué le placement des avoirs de l’Etat algérien aux Etats-Unis en soulignant que dans la loi américaine, un article permet de mettre tout l’argent disponible dans ce pays, y compris les réserves des autres pays, au service du peuple américain en cas de crise.

Pour lui, dans ce pays, il suffit juste de décréter l’état d’urgence pour que les réserves algériennes soient mises à son service. Cela signifie que 90% des réserves de change de l’Algérie sont placées à l’étranger, tant en bons de trésor américains qu’en obligations européennes.

Devra-t-elle retirer ses montants pour aller les placer au FMI ou ailleurs en lieu sûr ? L’Algérie pourra-t-elle récupérer son argent en cas de très graves difficultés de ces pays ? Environ 98% de ces placements, répartis entre les Etats-Unis et l’Europe, sont effectués en portefeuille de titres souverains (valeurs d’Etat) que l’Algérie avait achetés entre les années 2004 et 2007, lorsque les taux d’intérêt mondiaux étaient relativement élevés. A toutes ces questions restées sans réponses, le gouvernement algérien n’a jamais communiqué sur ces avoirs.

Sauf peut-être deux ou trois fois, lorsque l’ex-ministre des Finances, Karim Djoudi, fut interpellé par la presse nationale. Malgré cela, il est resté très évasif, indiquant que le pays n’avait nullement à s’inquiéter du fait de l’absence d’incidences négatives sur ses avoirs.

Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Laksaci, a estimé que la crise avait peu d’impact sur ces avoirs. Faut-il pour autant se satisfaire de ces réponses mielleuses ? Ne faudrait-il pas aussi que le gouvernement communique abondamment sur ce sujet pour apaiser un tant soit peu les inquiétudes et répondre ainsi directement à l’ex-gouverneur qui a jeté un véritable pavé dans la mare ? Car la différence entre les deux chiffres balancés par les uns et par les autres est de taille : 200 milliards de dollars ! Le fonds souverain est un fond détenu par un Etat. L’Etat investit par l’intermédiaire de ce fonds dans des actions et des obligations.

A terme, ce sont d’importantes plus-values. Mais la gestion de fonds reste dans certains cas opaque. Il devrait normalement y avoir de la transparence étant donné qu’il s’agit d’argent public. Cet argent à plusieurs sources. Il provient surtout, en ce qui concerne l’Algérie, des revenus tirés des hydrocarbures et de l’exploitation des matières premières.

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