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Nationale

Gréve des étudiants de science politiques : La faculté paralysée

Gréve des étudiants de science politiques : La faculté paralysée

Les étudiants en master de la faculté des sciences politiques et des relations internationales à Alger, ont repris avant-hier leur mouvement de protestation après une courte période de calme. Une grève ouverte et illimité a été entamée.

La faculté est ainsi paralysée en cette période d’examen. En effet, les représentants de l’Union générale des étudiants libres (UGEL) ont indiqué que le choix de la grève a été imposé par l’administration de la faculté, qui selon eux « s’est obstiné » à répondre favorablement aux revendications des étudiants. Ces derniers réclament l’augmentation du nombre de poste en doctorat à 24, contre seulement 3 actuellement.

« Le ministre en personne a donné son accord pour l’augmentation du nombre de poste. Or l’administration insiste sur un nombre restreint », a fait savoir hier au JI Ahmed Ouadi, présidant de l’UGEL branche des sciences politiques. Notre interlocuteur a soutenu que les moyens existants au niveau de la faculté permettent d’encadrer un nombre supérieur à ce qui est demandé.

« Avec la récupération des anciens locaux de l’Institut national du commerce (INC) et celui de l’ex-IMPS, la faculté dispose de plus de 90 salles supplémentaires », a-t-il ajouté. Il a en outre précisé que les professeurs ont donné leur accord pour encadrer les futurs doctorants.

M. Ouadi a déploré la tenue d’une réunion des responsables de l’administration en l’absence des étudiants. Il a indiqué que la grève ne s’arrêtera tant que les revendications ne sont pas satisfaites. « Nous allons poursuivre nos efforts, il n’y aura ni études ni examen », affirme-t-il. 

Par ailleurs, un étudiant nous a indiqué qu’il refuse que cette grève soit politisée. « Nos revendications sont justes. J’ai le droit au tant qu’étudiant de poursuivre mes études en doctorat, mais avec 3 places, nos chances sont très réduites ».

Il convient de rappeler que la semaine passée, quelque 800 étudiants ont observé un sit-in devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour réclamer la revalorisation de leur diplôme, l’amélioration des conditions de scolarité et l’augmentation du nombre de places de doctorat.

Après une réunion avec le ministre de l’Enseignement supérieure Mohamed Mebarki, celui-ci a répondu favorablement à la plupart des revendications, surtout l’ouverture du recrutement et l’insertion des diplômés en sciences politiques dans le milieu professionnel dans le secteur public.

Ainsi, selon la tutelle, toutes les offres d’emploi dans l’administration publique seront élargies à la spécialité des sciences politiques. 

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