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Nationale

Gratitude envers l’Algérie

Gratitude envers l’Algérie

La Tunisie a adressé hier plusieurs messages forts en organisant une marche contre le terrorisme hier dans la capitale meurtrie ces derniers jours par un attentat meurtrier.

Parmi les milliers de marcheurs anonymes, des politiques nationaux de tous bords en plus d’invités étrangers solidaires. Le Premier ministre algérien Abdelamalek Sellal ayant fait le déplacement a pu entendre toute la reconnaissance du président Béji Caid Essebsi à l’endroit de l’Algérie, l’allié fidèle de son pays.

Pour représenter l’Algérie à cette action hautement symbolique c’est le Premier ministre Abdelmalek Sellal qui a fait le déplacement. Autres officiels à prendre part à la manifestation, le président du Conseil italien Mateo Renzi, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le chef d’Etat gabonais et le président français François Hollande, le MAE espagnol osé Manuel Garcia-Margallo et d’autres hauts dignitaires étrangers.

Autour du président tunisien, Béji Caïd Essebsi, la foule compacte a parcouru une centaine de mètres dans le voisinage immédiat du lieu de l’attentat particulièrement meurtrier qui a visé ….le musée du Bardo dans la capitale tunisienne. Une opération terroriste au lourd bilan de23 morts et plusieurs blessés.

Hommage contre polémique

C’est cet attentat qui a tué 20 ressortissants étrangers qui a provoqué une onde de choc et cette réaction de masse. Avec comme messages évidents le rejet du terrorisme chez le peuple tunisien en plus du refus de la terreur. A ce propos, le président tunisien a, dans son discours désigné ses alliés majeurs dans le défi sécuritaire qui s’impose à son pays.

La France, l’Italie et bien entendu l’Algérie. Béji Caid Essebsi a ainsi prononcé un discours pour remercier les nombreux citoyens présents. En évoquant les partenaires importants de son pays dans cette épreuve il a nommément cité Abdelaziz Bouteflika, le président de la République algérienne. Un hommage bien inspiré au lendemain d’une petite polémique sur la nationalité supposée des terroristes qui ont commis l’horrible forfait du Bardo.

Coopération sécuritaire

En effet, le président tunisien avait un peu irrité les Algériens en relevant l’algérianité de deux terroristes impliqués dans l’attaque du Bardo.

Si bien que le ministre algérien de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Bélaiz, dut poliment répondre que « le terrorisme n’a pas de nationalité. » Quelques jours après, la neutralisation de neuf criminels affiliés au groupe terroriste Okba Ibn Nafaa, à Gafsa au sud de la Tunisie, il s’avère qu’un des activistes abattus est un ressortissant algérien.

Mais ce que n’ignorent pas les autorités tunisiennes c’est que c’est aussi grâce à l’étroite collaboration des services de sécurité des deux pays, que ce groupe a été repéré et mis sous filature avant sa fin de course.

Une réalité qui s’ajoute au soutien économique considérable apporté par l’Etat algérien aux différents gouvernements tunisiens post-Ben Ali. Sans oublier la solidarité spontanée des Algériens toujours disposés à dépenser leurs économies dans le tourisme au pays des frères de l’Est.

Alors que le chef des assassins du Bardo soit algérien ou non, ils sont beaucoup plus nombreux les enfants d’El Djazaïr à ne souhaiter que le meilleur à la Tunisie. Le président tunisien a tenu à le rappeler lors de cette marche. Tant mieux.

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