-- -- -- / -- -- --
Nationale

«Errahmania s’inscrit en droite ligne avec la source de l’islam»

«Errahmania s’inscrit en droite ligne avec la source de l’islam»

Qu’est-ce que le courant ou tariqua Errahmania, fondé en 1769, à son retour d’Egypte, par Sidi M’hamed Ben Abderrahmane El-Azhari El-Kechtouli El-Djerdjri. Quelle est sa portée religieuse et idéologique en Algérie ? Quelle est sa véritable dimension  ?

Existe-t-il des points en commun avec d’autres courants religieux et idéologiques et de quelle nature sont-ils ? Y aurait-il une symbiose entre la pratique du courant Errahmania et les sciences modernes, notamment médicales  ?

Ce sont là certains sujets qui ont été débattus, hier, par des savants et adeptes du courant Errahmania au niveau du petit théâtre de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, espace qui s’est vite révélé trop exigu pour contenir l’importante assistance venue des quatre coins du pays. Les conférenciers ont été nombreux à intervenir, chacun dans son domaine.

L’arabe académique, d’essence religieuse, n’a cependant pas été à la portée du néophyte. Toujours est-il que les conférenciers, tous adeptes du courant Errahmania, ont bel et bien fait comprendre que ledit courant s’inscrit en droite ligne avec la source de l’islam.
Il a été expliqué également que certaines pratiques existantes dans le courant Errahmania, comme la visite ou le pèlerinage effectués dans certains mausolées, l’imploration de Dieu par l’intermédiaire d’un saint sont totalement conformes à l’islam, contrairement à ce que prétendent certaines personnes se disant « les savants de l’islam authentique ». Concernant le triptyque « amazighité – arabité – islam », les conférenciers ont rappelé que cela ne date pas d’aujourd’hui. Dès l’arrivée de l’islam en Algérie, le fondateur du courant en personne a toujours défendu le principe de ce triptyque.

Quant au long nom du fondateur de ce courant Errahmania, un conférencier explique : Sidi M’hamed Ben Abderrahmane est son nom patronymique originel, l’ajout El-Azhari est en rapport avec l’université d’El-Azhar, El-Kechtouli est en relation avec l’événement de Ghar Hira, et ce à l’époque même où le prophète Mohamed (QSSSL) venait de jouir de la prophétre, et enfin El-Djerdjri est en relation avec la montagne du Djurdjura.

Autrement dit, la montagne du Djurdjura a servi en partie d’éponyme au nom complet du fondateur du courant Errahmania. Les conférenciers ont rappelé aussi que ce courant a été introduit en Algérie, plus exactement en Kabylie, à partir d’Egypte, plus exactement du Caire, ville où est implantée l’université El-Azhar.

Le Dr Hamza Benaïssa, spécialiste des sciences médicales et islamologue, a fait une communication, en français autour du thème « La modification de la conscience dans l’incantation ». Il a mis en avant la probité des incantations faites par l’homme dans la quête de son bien-être.

Le conférencier n’a pas caché son aversion pour la psychanalyse, dont le bien-fondé n’est pas prouvé à ce jour.
« Aucune des théories de Freud ne repose sur une preuve scientifique », a affirmé le Dr Hamza Benaïssa, avant de poursuivre sa thèse sur les bienfaits de l’incantation d’essence islamique.

Ce spécialiste des sciences islamiques et médicales a démontré la parfaite symbiose existant entre l’islam et la science moderne puisque celle-ci a bel et bien démontré ce qu’a déjà signalé et stipulé l’islam.

Toujours à propos de la justesse de l’islam, Abderrahmane Mosefaï, responsable d’une zaouïa, a souligné que la prohibition des produits alimentaires par l’islam est toujours au bénéfice de l’homme, « et la science moderne a prouvé la nuisance de ces produits pour la santé humaine ». Le conférencier a cité l’exemple des boissons alcoolisées, de la viande de porc, des produits psychédéliques, etc. »

Toujours est-il que le bien-fondé et la justesse du courant Errahmania n’ont pas fait l’unanimité parmi l’assistance qui, faut-il le préciser, est érudite. Pour certains membres de l’assistance, effectivement, la tariqua Errahmania n’est pas en conformité avec l’islam authentique. Du moins, aucune preuve tangible n’est donnée quant à l’inscription en droite ligne de ce courant avec l’islam.

En tout cas, la conférence d’hier thème va sans aucun doute lever un grand débat dans un proche avenir sur les différents courants idéologiques et religieux existants en Algérie. Notons enfin qu’en aparté, nous avons demandé au Dr Hamza Benaïssa ce qu’il pensait des voix occidentales suggérant la « réforme de l’islam ». Il a alors déclaré, sans ambages, qu’en réalité, l’Occident est à bout de souffle.

« L’Occident, poursuit notre interlocuteur, a cessé de produire des idées fructueuses à long terme. Son existence, il la doit seulement à certains mécanismes institutionnels que lui-même a créés, à l’instar de l’OMC et du FMI ».

Prié d’être plus explicite, notre interlocuteur a répondu que cet Occident a délaissé la spiritualité, d’où ses limites aujourd’hui dans la justesse de la réflexion. « La réflexion est dorénavant ailleurs qu’en Occident », a conclu le Dr Hamza Benaïssa.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email