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Nationale

Divorce entre Hamrouche et le CNLTD?

Divorce entre Hamrouche  et le CNLTD?

L’absence de Mouloud Hamrouche aux rencontres de la coordination de l’opposition suscite des questionnements et des commentaires dans les milieux politiques.

Alors que tout le monde pensait que l’ancien chef de gouvernement s’est réveillé de son hibernation de plus de vingt ans, quand il assista au sommet de Zeralda consacré à la transition démocratique, voilà que l’homme tombe encore dans ses travers. Deux rendez-vous déterminants pour l’avenir politique de cette opposition se sont déroulés en son absence, alors que des invitations personnelles lui ont été envoyées.

Les justifications d’usage de ces absences, comme des empêchements familiaux ou des raisons de santé ne peuvent tenir la route, surtout lorsqu’on sait que d’autres absents, comme Sid Ahmed Ghozali, un autre ancien chef de gouvernement, avaient pris le soin d’envoyer des représentants assister à ces sommets politiques.

Bien que Hamrouche n’a jamais critiqué ou émis une déclaration de défiance envers la coordination nationale des libertés et pour la transition démocratique(CNLTD), ni contre le bloc dit du front du changement, des observateurs pensent tout de même que le divorce est consommé entre lui et l’opposition.

On avait, rappelons-le, beaucoup écrit sur les divergences qui existent entre les deux thèses ; notamment sur la question de l’engagement de l’ANP dans une transition en douceur. Hamrouche milite pour une implication directe de l’armée dans une période de transition, en tant qu’institution hiérarchisée, structurée et pleinement engagée dans la défense des intérêts stratégiques du pays.

C’est tout le contraire de la coordination, qui pense que l’ANP devrait être au-dessus de la mêlée, loin des contingences de la politique. Deux approches différentes qui semblent loin d’être dissipées par les contacts permanents entre les parties durant l’été et les préparatifs de la rentrée politique de ce mois.

Mais au-delà des analyses des milieux politiques, certains observateurs estiment que l’implication du FFS dans une autre démarche, dite de conférence nationale pour le renouveau du consensus nationale, explique ce retrait de Hamrouche, dont on connaît les sympathies avec le vieux parti de l’opposition. Pour beaucoup, le FFS a décliné l’invitation d’y assister le 10 septembre dernier, un signal assez fort qui pourrait bien faire comprendre le pourquoi de la chaise vide de Hamrouche, dont les analyses épousent fortement celles du FFS. 

Cependant, d’autres analystes affirment tout le contraire. Selon leurs assertions, Hamrouche aurait émis des réserves sur la manière dont on a structuré l’opposition, notamment avec la création de cette instance de concertation et de suivi. Sans l’expliquer davantage, des partisans de Hamrouche pensent que la démarche actuelle de l’opposition ne sert pas l’opposition elle-même, elle la confine dans des impasses politiques, alors que la transition démocratique exige d’autres mécanismes de fonctionnement et une autre façon de structurer la démarche sur le terrain social.

Divorce ou pas, Hamrouche semble vouloir exclure toute polémique avec l’opposition, dont il respecte la stratégie et le combat. Son retrait inexpliqué du large front de l’opposition ne signifierait nullement qu’il va abandonner sa thèse. L’opportunité de l’initiative du FFS, qu’il va lancer incessamment, est déjà une occasion pour lui de rebondir.

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