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Nationale

Dialogue inter-libyen : Ban Ki-moon salue l’initiative algérienne

Dialogue inter-libyen : Ban Ki-moon salue l’initiative algérienne

L’Algérie partant du principe de non-ingérence dans les affaires des autres pays, lutte dans les plus hautes sphères diplomatiques pour empêcher toute intervention militaire en Libye. Pour cela, l’appareil diplomatique algérien n’a ménagé aucun effort.

Les belligérants libyens ont été invités par le gouvernement algérien à tenir des pourparlers à Alger afin de trouver une solution pacifique à la crise politico-sécuritaire qui ravage le pays depuis la chute du régime du colonel Mouammar el Kadhafi. L’initiative algérienne pour regrouper les belligérants autour de la même table pour un dialogue interlibyen inclusif a été saluée avant-hier par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon.

« Je suis même sûr que vous trouverez le même soutien dans les initiatives de vos voisins, notamment celle proposée par l’Algérie », a déclaré le SG de L’ONU lors de son intervention devant des responsables libyens et des envoyés spéciaux de l’Italie, du Royaume-Uni, de la France et de Malte.

« Il n’y a pas d’alternative au dialogue, qui doit inclure sans exception toutes les parties libyennes, notant que le chemin sera long et difficile », a soutenu M. Ban. D’autre part, et dans le même contexte, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye et chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), Bernardino Léon, avait souligné, mercredi dernier à Alger, que « l’Algérie a une vision, une connaissance et une initiative qui sont les meilleures pour une solution en Libye ».

« Je suis convaincu que l’Algérie a un rôle très important à jouer dans le règlement de la crise libyenne », a-t-il dit. Une crise qualifiée par le chef de la MANUL de très « complexe », qui exige une contribution de « tous les grands acteurs internationaux », l’Algérie y compris.

Il convient de rappeler que le Parlement, issu des élections du 25 juin, est reconnu par la communauté internationale mais contesté par une coalition de milices et groupes armés qui se livrent un combat acharné depuis des mois afin de prendre le contrôle du pays. Ainsi, le groupe armé nommé « Fajr Libya » contrôle, depuis la fin du mois d’août, la capitale Tripoli, tandis que les autres groupes armés islamistes ont pris la ville de Benghazi à l’est de la Libye.

Il est à noter que des élus, dont certains soutiennent ces milices, boycottent les travaux du Parlement qui se voit contraint de siéger à Tobrouk, à 1 600 km à l’est de Tripoli, pour échapper à la pression des milices. La Libye continue de vivre un conflit armé dans plusieurs de ses villes, notamment à Tripoli (ouest) et Benghazi (est), entre des milices armées qui visent le pouvoir ainsi qu’une profonde crise politique entre le courant libéral et celui d’obédience islamique.

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