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Le revers du Maroc à l’ONU

Le revers du Maroc à l’ONU

C’est un revers pour le Maroc et un désaveu clair au tweet de marchandage du président américain sortant sur une reconnaissance d’une prétendue souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental. Le Conseil de sécurité de l’ONU aura été net à l’issue de sa réunion ce mardi consacrée au dossier sahraoui.

Les membres de cette instance onusienne, et en dépit des manœuvres marocaines et de son allié français, ont exprimé leur attachement aux résolutions internationales sur le règlement de la question sahraouie. Une position qui n’est ni plus, ni moins, qu’une condamnation pure et simple de l’occupation marocaine et de la politique de louvoiement du makhzen qui veut confisquer le droit à l’autodétermination des sahraouis.

Selon des sources diplomatiques, des pays membres ont vivement critiqué la décision de Donald Trump, qui a exacerbé la situation dans la région, alors que des affrontements ont lieu quotidiennement.

Le gouvernement sahraoui a réagi positivement à l’issue de cette réunion tenue à huis clos. « L’attachement du Conseil de sécurité à la nature juridique de la question sahraouie et au règlement pacifique basé sur les résolutions de la légalité internationale constitue une condamnation de la politique de l’occupant et de ses complices visant à confisquer au peuple sahraoui le droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance », a indiqué le gouvernement sahraoui dans un communiqué.

Cette position est « un revers » à l’annonce du président sortant américain Donald Trump de la reconnaissance de « la souveraineté » présumée du Maroc sur le Sahara Occidental, ajoute le communiqué.

Citant des sources onusiennes, le gouvernement sahraoui a souligné que « l’Etat d’occupation marocain, avec la complicité de la France, a tenté comme à l’accoutumée d’entraver la tenue de cette séance « si son objet n’était pas un appel au cessez-le-feu », souligne le gouvernement sahraoui, citant des sources onusiennes, ajoutant que « la déception a été grande pour l’occupant », conclut la même source.

D’autre part, l’Afrique du sud appelle à la relance en urgence des négociations politiques entre les parties en conflit et de préparer les conditions pour un nouveau cessez-le-feu après la violation par le Maroc de celui de 1991.

« L’Afrique du Sud attend avec intérêt la nomination d’un nouvel envoyé personnel du secrétaire général » pour le Sahara occidental, poste vacant depuis plus d’un an, « pour appuyer les négociations des parties (Maroc/Front Polisario) et relancer le processus politique », a déclaré le représentant sud-africain à l’issue des consultations du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Sahara occidental.

Les deux parties en tant qu’Etats membres de l’UA, a-t-il poursuivi, « doivent préparer les conditions pour un nouveau cessez-le-feu, en étroite coordination avec le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, conformément à toutes les dispositions pertinentes de son protocole, pour parvenir à une solution juste et durable du conflit » au Sahara occidental occupé depuis 1975.

Cependant, a-t-il déploré « nous tenons à réaffirmer qu’en l’absence d’un nouvel émissaire onusien, le Conseil et la communauté internationale devraient envisager toutes les méthodes alternatives et pacifiques pour faire avancer la voie politique ».



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