CS Constantine 0-2 ES Sahel : Un revers qui fait mal
Le CS Constantine va-t-il faire long feu dans cette édition de la ligue des champions d’Afrique qu’il retrouve après des saisons d’absence ? Apparemment non et on voit mal le club cher de l’antique Cirta renverser la vapeur dans une semaine en Tunisie en remontant deux buts.
Les carottes semblent bel et bien cuites après cette défaite amère (0-2) devant des tunisiens de l’Etoile du Sahel qui, en plus d’un beau succès qui les met à l’abri et enfonce leurs adversaires algériens, ont donné raison tant aux pronostics de départ qu’aux craintes émises par le staff technique qui déplorait, par exemple, une préparation d’intersaison qui laisse à désirer.
Le moins que l’on puisse déjà supposer est que, vendredi soir, dans leur antre du stade Chahid-Hamlaoui, les Sanafirs ont fait plus qu’hypothéquer sérieusement leurs chances de qualification en grillant toutes leurs cartes.
Dans une rencontre plutôt équilibrée, surtout en première mi-temps où les deux formations ont passé leur temps à se neutraliser avec un jeu basé sur l’engagement physique et une prudence excessive de part et d’autre, les tentatives de scorer se comptant sur le bout des doigts.
Très nombreux comme à son habitude, le public constantinois, sentant d’emblée que leurs favoris n’étaient pas dans le coup ou y arrivaient très mal sur le plan de la fraîcheur physique, baissera, pour sa part, de la voix le temps passant.
Hormis le début du second quart-d ’heure où les Vert et Noir, après une neutralisation parfaite à tous les niveaux, se signaleront par quelques escarmouches finalement sans réussite, l’adversaire contrôlant bien la situation en défense en plus de s’enhardir par moments aux avant-poste histoire de prendre la température de l’arrière-garde algérienne, c’est le calme plat sur le rectangle vert. Et c’est sur un score vierge (0-0) que les deux teams rejoignent les vestiaires pour la pause-citrons.
De retour avec de meilleures intentions, les attaquants constantinois donnent l’impression de sortir de leur torpeur mais, trahis par leur imprécision dans le dernier geste surtout, sont vite mis sous l’éteignoir à l’approche de la surface de réparation par un vis-à-vis venu de Sousse contrôlant à ses aises les débats, laissant la possession de la balle aux hommes de Lamine Bougherara qui ne feront pas le meilleur usage du cuir.
Ne trouvant pas les solutions malgré les changements opérés par le banc, les Algériens, manquant en plus de maîtrise mentale, sont pris en défaut à l’appel des vingt dernières minutes quand le dernier rempart, Boussouf, est invité (70emn), fort logiquement d’ailleurs, par Soumali Sidibe d’aller chercher le ballon du fond de ses filets. A 1-0, la messe est pratiquement dite puisque même dans les tribunes, le public, n’y croyant plus, perd définitivement la voix.
Un but qui fera très mal, suivi d’un second au bout du temps additionnel (90+7), quand Hamza Jelassi, chargé d’exécuter le penalty accordé par l’arbitre égyptien Ibrahim Noureddine, double la mise et enfonce le clou. Condamne définitivement le CS à un exploit s’annonçant improbable au retour. Au miracle Boughrara et sa troupe seront-ils tenus ? A première vue, les dés sont jetés, l’élimination bel et bien actée.