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Nationale

Crash du vol AH 5017 : Les dépouilles algériennes rapatriées

Crash du vol AH 5017 : Les dépouilles algériennes rapatriées

Les dépouilles des six victimes algériennes du crash du vol AH 5017 d’Air Algérie sont arrivées hier matin à l’aéroport Houari-Boumediene en provenance de Paris.

L’accueil des dépouilles a eu lieu en présence du Premier ministre Abdelmalek Sellal,‬ qui s’est recueilli à leur mémoire lors d’une cérémonie organisée au salon d’honneur de l’aéroport, et s’est déroulée en présence des familles, des amis des victimes et de quelques membres du gouvernement.

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a prononcé une allocution dans laquelle il a évoqué l’élan de solidarité du peuple algérien envers les familles des victimes ainsi que les moyens mobilisés par l’Etat en cette douloureuse circonstance.

Il a appelé les familles à s’armer de patience et à se soumettre à la volonté de Dieu Le Tout-Puissant. Il a été ensuite procédé à la lecture de la Fatiha à la mémoire des victimes.
Parmi les six victimes algériennes du crash se trouvait le commandant de bord Lotfi Debaïli. L’avion espagnol Swift Air affrété par Air Algérie, assurant le vol AH 5017 reliant Ouagadougou à Alger, s’est écrasé le 24 juillet 2014 dans le nord du Mali, faisant 116 morts.

Outre les instructions données aux responsables d’Air Algérie pour l’indemnisation des ayants droit, le Premier ministre avait instruit les autorités locales à l’effet d’accompagner les familles des victimes. La réception des dépouilles des victimes algériennes s’est faite après l’identification des restes des victimes du crash qui a coûté la vie aux 116 passagers et membres d’équipage dont six algériens et 50 Français.

L’opération d’identification s’est terminée fin novembre dernier avec la réunion du comité technique composé des experts français et algériens ayant participé aux analyses des données ante et post-mortem des victimes au sein du laboratoire de génétique de l’Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie nationale (IRCGN).

La procédure d’identification s’est appuyée sur les technologies les plus modernes et a été conduite grâce à la coopération de l’ensemble des 16 pays concernés par la catastrophe, en premier lieu le Mali et l’Algérie, ont indiqué alors les autorités françaises.
A la suite du crash, plus de 1 200 restes humains ont été collectés selon les enquêteurs. Des enquêteurs algériens, français, maliens et espagnols ont passé une semaine à ratisser le site, proche de la ville de Gossi, à environ 150 km de Gao. En une semaine, toute la zone du crash a été passée au peigne fin.

Aucun segment tangible de l’appareil n’a été toutefois trouvé sur le lieu du crash, que ce soit les réacteurs, les morceaux de fuselage, les trains d’atterrissage, les bagages, les sièges, ou les corps des passagers. Aucun morceau de l’appareil de 32 mètres et de plus de 15 tonnes d’acier et d’aluminium n’a été retrouvé. Pour les enquêteurs français, l’avion s’est désintégré en fragments non identifiables rappelant l’étrange pulvérisation du Boeing 777 qui a ciblé le Pentagone le 11 septembre 2001.

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