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CHU Nedir-Mohamed : Conférence autour du thème «Le bon usage des antibiotiques »

CHU Nedir-Mohamed : Conférence autour du thème «Le bon usage des antibiotiques »

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les antibiotiques ne pourront plus annihiler ou éliminer les bactéries à partir de l’année 2050. C’est ce qui a été révélé, ce mercredi, par des spécialistes de la science médicale à l’occasion de la conférence-débat organisée à l’auditorium du CHU Nedir-Mohamed de Tizi-Ouzou autour du thème « Le bon usage des antibiotiques ». La raison en est l’usage excessif des antibiotiques. Selon la loi naturelle de l’évolution, définie par le biologise britannique, Charles Darwin, il n’est que normal que l’antibiotique n’arrive plus à neutraliser la bactérie puisque celle-ci, en tant qu’être vivant, dans son besoin d’évolution a développé naturellement ses mécanismes de résistance.

« Construire un meilleur piège à souris ne fait que rendre les souris plus intelligentes », telle est la citation de Charles Darwin laquelle signifie que tout être vivant cherche à tout prix à échapper à la mort. dans sa communication sur « prévention de la résistance bactérienne aux antibiotiques », le Dr R. Cherrad a souligné que selon l’étude réalisée par l’OMS, 700 000 décès dans le monde et par an sont directement liés à la résistance bactérienne aux antibiotiques. Aux Etats-Unis d’Amérique, le nombre de décès est de 35 000 par an et de Europe il est de 25 000. En Algérie, la résistance bactérienne est aussi responsable de plusieurs décès. Cependant, le problème majeur est l’absence de déclaration de ces décès liés à la résistance bactérienne ; autrement dit, les statistiques ne sont pas établies ou restent peu fiables.

En revanche, au CHU Nedir-Mohamed de Tizi-Ouzou, neuf décès liés directement à la résistance antibiotique sont enregistrés au cours de cette année 2019. Ils sont enregistrés sur les 26 patients admis en hospitalisation ou en consultation, soit donc un taux de décès de 34,6 % ; un taux jugé élevé. Le Dr R. Cherrad explique que chez l’homme, sont directement concernés par ce phénomène de résistance bactérienne – antibiotique le médecin, le dentiste et le patient lui-même. Dans le monde animal, sont concernés le vétérinaire et le propriétaire de l’animal. Le conférencier met en avant ces données pour expliquer la meilleure façon d’éviter les dangers de la résistance bactérienne. Et dans ce sens, le Dr R. Cherrad préconise en premier lieu la prévention des infections bactériennes.

Et dans ce cadre précis, il préconise la détection et le traitement précoces de l’infection bactérienne. Plus loin, le Dr R. Cherrad mettra un accent sur le succès connu en Algérie en ce qui concerne les programmes de vaccination et de la lutte contre la tuberculose. Le communiquant fera remarquer que l’idéal serait d’arriver à la mise au point d’un vaccin unique mais efficace contre toutes sortes de bactéries.

D’autres spécialistes interviendront autour de nombreuses autres thématiques. C’est le cas du Pr M. Afiri qui développera la sienne sur « la résistance bactérienne aux antibiotiques, du Dr M.S Khelif sur « l’antibiothérapie au CHU de Tizi-Ouzou », les Drs D. Amroun et F. Boubrit sur « le profil bactériologique des infections nosocomiales observées chez les patients hospitalisés en réanimation médicale », et des Drs R. Chafa et N. SI Smaïl autour de la thématique « syndrome d’activation macrophagique secondaire à propos d’un cas –E-poster ». Pour sa part, le Dr R. Maâcha, chef de service de pharmacie au CHU de Tizi-Ouzou, plaidera pour la création d’une équipe pluridisciplinaire afin de rendre la prise en charge efficiente de patients souffrant de ces bactéries résistantes aux antibiotiques. Notons qu’au niveau des laboratoires de microbiologie du CHU de Tizi-Ouzou, des chercheurs mènent des études de expérimentales sur des antibiotiques capables de neutraliser définitivement ou efficacement les bactéries.

Et tout laisse à croire que ces jeunes chercheurs sont sur le point d’obtenir des résultats concluants. La preuve ? Ils ont catégoriquement refusé d’envoyer leurs communications sur ce sujet à la presse et aux étudiants nombreux dans la salle. « Nous tenons à tout prix à éviter d’être plagiés », ont-ils avoué aux responsables de la communication du CHU Nedir-Mohamed. Cette peur d’être plagié est donc à considérer comme de bon augure en matière de mise au point d’un antibiotique tant souhaité.

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