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Nationale

Céréales : Une chute de 30 % de la production

Céréales : Une chute de 30 % de la production

La production céréalière a chuté de 30 % cette année, s’établissant à 34 millions de quintaux, soit la plus mauvaise récolte depuis cinq ans, a fait savoir avant-hier le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelwahab Nouri. « Cette année, nous avons eu à enregistrer une production de 34 millions de quintaux toutes céréales confondues », a-t-il déclaré à la presse en marge d’une séance de questions orales au Conseil de la nation.

La production de la campagne 2013/2014 est ainsi inférieure de 30 % à celle de la saison précédente qui s’était établie à 49,1 millions de quintaux. Cette baisse est due essentiellement, d’après le ministre, aux conditions climatiques caractérisées par un manque de pluviométrie. Dépendante des conditions climatiques, la production céréalière ne cesse de reculer depuis les rendements record enregistrés lors de la campagne 2008/2009 avec 61,2 millions de quintaux.

En 2009/2010, la production a chuté à 45 millions de quintaux puis à 42,45 millions qx en 2010/11, avant de remonter à 51,2 millions qx en 2011/12. Cette chute de la récolte contraindra l’Algérie à recourir à davantage d’importations pour couvrir le déficit.

Les quantités importées de ces céréales sont déjà élevées et ont enregistré, durant les quatre premiers mois de l’année en cours, une forte hausse de 28,24 %. Les quantités de blé (tendre et dur) importées ont atteint 2, 411 millions de tonnes contre 1,880 million durant la même période de l’an dernier. Ces importations ont coûté au Trésor 780,73 millions de dollars durant les quatre premiers mois de 2014 contre 702,41 millions à la même période de 2013, soit une hausse de 11,15 %.

Les achats de blé tendre continuent à alourdir la facture céréalière du pays durant les premiers mois de 2014. En effet, les importations de blé tendre ont atteint 1,825 million de tonnes pour une valeur de 557,08 millions de dollars.

Les importations de blé dur ont atteint, par contre, près de 225,08 millions de dollars pour une quantité de 586 508 tonnes, en hausse de 58,12 % en valeur. S’agissant des importations du blé français en dépit de sa mauvaise qualité, le ministre de l’Agriculture a indiqué qu’ »il y a des règles, des cahiers des charges à respecter et des organes chargés du contrôle des produits que nous importions ».

La récolte française a été affectée par la pluie et le froid de l’été qui ont fait germer sur pied une partie de la moisson, et certains blés ne pourront pas être transformés en farine destinée à la fabrication du pain.

Les exportateurs français songent de ce fait à faire des « aménagements techniques « pour satisfaire leurs clients dont l’Algérie, principal importateur de blé français avec en moyenne 5 millions de tonnes par an.

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