Béjaïa: Des débrayages contre la nouvelle grille des salaires
De nombreux secteurs à Béjaïa ont vécu ce mardi 19 avril au rythme d’un débrayage de deux heures observé par des travailleurs affiliés au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap).
Il s‘agit, entre autres, des APC, la santé, les œuvres universitaires, l’enseignement supérieur, l’éducation nationale. Cette action de protestation entérinée le 14 du mois courant au cours d’un conseil de wilaya du syndicat a été organisée suite à l’appel lancé par la coordination SNAPAP/CGATA de la wilaya de Béjaïa en réaction à la nouvelle hausse des salaires intervenu suite à l’augmentation du nombre de points indiciaires jugée «dérisoire».
Les mécontents qui comptent rééditer la même action ce jeudi 21 avril ont exprimé dans un communiqué leur «indignation voire leur déception» par rapport à la révision de la grille des salaires jugée en deçà des attentes des travailleurs et aussi la situation générale des citoyens avec la hausse des prix de première nécessité. Ils revendiquent, une nouvelle fois, une hausse conséquente des salaires, l’augmentation de la valeur du point indiciaire et la révision du statut de la fonction publique».
Dans une déclaration ayant sanctionné la réunion de son conseil de wilaya le Snapap écrit : «indignés, révoltés, tel est la réaction des fonctionnaires de tous le secteur public suite à la publication, dans le journal officiel du 06 avril dernier, du décret exécutif portant révision du tableau des points indiciaires, qui en réalité n’a fait qu’engendrer encore le désespoir et la colère chez les travailleurs».
Le Snapap juge les promesses faites par le gouvernement quant à la révision à la hausse des salaires pour l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs qui a atteint actuellement le fond, surtout pour les simples fonctionnaires, comme un leurre».
Le syndicat interpelle ensuite les autorités afin «d’assumer ses responsabilités devant cette situation déplorable: érosion du pouvoir d’achat et exhorte par la suite les responsables à avoir une sincère volonté et à traiter dans le fond les raisons de la mal-vie imposée aux citoyens».